Science & santé

L'un des plus grands serpents du monde a fait un bébé toute seule

Repéré par Grégor Brandy, mis à jour le 27.10.2014 à 16 h 29

Repéré sur io9, National Geographic, USA Today

Un python réticulé Goalsurfer via Wikimedia Commons License by

Un python réticulé Goalsurfer via Wikimedia Commons License by

Who runs the world? Chez l'un plus grand serpent du monde, le python réticulé, ce sont visiblement les femelles.

Normalement, la femelle est fécondée par le mâle et pond ensuite les oeufs qui deviendront les gentils bébés serpents. Normalement.

Un zoo de Louisville, aux Etats-Unis a remarqué qu'une de ses femelles, Thelma, avait pondu soixante oeufs à l'été 2012, détaille io9. L'équipe du zoo en a incubés quelques-uns et six ont éclos et survécu.

Le problème, reprend USA Today, c'est ce que Thelma partageait son vivarium avec un seul autre serpent: Louise. Une femelle également, donc.

Le zoo a envoyé des écailles de Thelma et de quelques-uns de ses bébés au département des sciences biologique de l'université de Tulsa, dans l'Oklahoma pour comprendre. La conclusion a été publiée il y a tout juste quelques mois: les gènes des petits viennent exclusivement de la mère.

«Nous ne comprenions pas ce que nous étions en train de voir, explique Bill McMahan, le curateur des ectothermes du zoo, à National Geographic. Nous avions attribué cela à du sperme qu'elle aurait conservé au fil des années. J'imagine que parfois la vérité est plus étrange que la fiction.»

C'est ce qu'on appelle la parthénogenèse, et dans ce cas précis, on parle de parthénogenèse facultative

«Vous n'êtes peut-être pas impressionné par le fait qu'un serpent puisse se reproduire de façon asexuelle, reprend io9. Mais, en réalité, c'est un évènement historique. On savait déjà que la parthénogenèse pouvait se produire chez les requins, les serpents, les dragons de Komodo et certains oiseaux (mais aussi de nombreux invertébérés). Cependant, c'est la première fois que l'on voit cela se produire chez un python réticulé.»

Si les six bébés serpents vont bien pour l'instant dans leur vivarium, Warren Booth, un biologiste de l'université de Tulsa doute de leur capacité à survivre un jour dans la nature.

Le biologiste estime cependant que de nombreuses découvertes de ce genre sont encore possibles. «C'est quelque chose que nous considérions comme une nouveauté de l'évolution, mais en réalité, c'est beaucoup plus commun que ce que l'on pense.»

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