Economie

Uber moins raciste que les taxis?

Repéré par Vincent Manilève, mis à jour le 27.10.2014 à 16 h 36

Repéré sur Matter, Racialicious, USA Today

Le service de véhicules de tourisme avec chauffeur serait moins discriminant que les chauffeurs de taxi.

Taxis new-yorkais Photo Wikimedia CC par ChevronZ

Taxis new-yorkais Photo Wikimedia CC par ChevronZ

Uber est régulièrement attaqué pour des pratiques douteuses, que ce soit en France ou aux Etats-Unis. Récemment Uber Lyon a dû renoncer à son idée d’embaucher des mannequins pour conduire ses clients. Mais l’entreprise de véhicules de tourisme avec chauffeur aurait un effet bénéfique: mettre fin à la discrimination des clients.

C’est en tout cas ce que pense Jenna Wortham dans un article publié dans le magazine Matter. Car selon elle, il est très difficile pour une personne de couleur d’avoir un taxi aux Etats-Unis:

«J’ai enduré des expériences humiliantes en essayant d’avoir un taxi dans différentes villes. Les taxis disponibles, comme l’indique leur lumière sur le toit, fermaient leurs portes dans un bruit de clique embarrassant quand j’approchais.»

Le problème est récurrent aux Etats-Unis. A la fin des années 1990 déjà, l’acteur Danny Glover (de la sage L’arme fatale) portait plainte contre les taxi new-yorkais, expliquant qu’il lui était arrivé que cinq taxis dans la même journée refusent de le prendre parce qu’il était noir.

 

Mais avec l’arrivée d’Uber, les choses semblent changer. En 2012, Latoya Peterson, qui gère le site Racialicious, expliquait que «ce service de voiture premium enlève le facteur du racisme quand vous avez besoin d’une voiture. […] C’est incroyable que j’ai besoin de payer un service premium pour avoir cette expérience mais ça en vaut la peine». Même constat pour Jenna Wortham: «La qualité de nos vie s’est considérablement améliorée le jour où nous avons trouvé une alternative aux conducteurs de taxi racistes.» Car l'entreprise l'assure, les conducteurs n'ont accès qu'au prénom et au lieu de rencontre avec le client. De plus, clients et chauffeurs peuvent se noter l'un l'autre dans l'application, poussant ces derniers à faire plus attention lors de leurs courses. 

Mais l’économie du partage a aussi ses failles. Au-delà des différentes polémiques auxquelles Uber fait face (notamment autour d'affaires du refus de certains chauffeurs de prendre des personnes aveugles), de nombreuses start-up fondées sur ce système économiques font aussi face à cette «discrimination numérique». Une récente étude menée autour du site Airbnb, qui permet la location d’appartement de particulier à particulier, a montré que les propriétaires blancs gagnaient environ 12% de plus que les propriétaires noirs.

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