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Quand l'agence spatiale européenne fait sa promo dans un clip futuriste avec Littlefinger, de «Game of Thrones»

Repéré par Andréa Fradin, mis à jour le 27.10.2014 à 13 h 55

Repéré sur Slate.com, Esa, Space News, Les Echos

A quoi peuvent bien servir les missions spatiales? En ces temps de disette budgétaire, l'agence spatiale européenne (ESA), moins connue que son homologue américaine la Nasa, tente d'y répondre via un superbe court-métrage futuriste.

Au coeur d'un paysage caillouteux à tendance lunaire, quelque part dans le futur, une jeune femme s'emploie à l'art de former des planètes (la «terraformation»), quand son instructeur, un certain Aiden Gillen (qui campe habituellement le personnage de Littlefinger dans Game of Thrones), lui explique la nécessité de l'ambition en matière scientifique. Et de raconter tout le progrès accompli par l'humanité depuis le lancement de la sonde Rosetta.

Cette sonde, actuellement en orbite autour de la comète «Tchouri» (la fameuse comète en forme de canard de bain), s'apprête à «plonger pour une vue encore plus rapprochée» du corps céleste, rappelle Science Times, le 12 novembre prochain. En clair, pour la première fois dans l'histoire (Armaggeddon exclu), un appareil humain va se poser sur une comète.

Une «ambition» qui pourrait bien permettre, grâce aux prélévements qui s'ensuivront, de comprendre l'origine de la vie sur Terre. Et pourquoi pas aussi, comme l'imagine l'Esa et Tomek Bagiński, le réalisateur d'Ambition (oscarisé en 2003 pour un autre court-métrage), d'ouvrir l'humanité sur un avenir fait de pouvoirs cérébraux, de terraforming et de peau innervé d'un bleu cosmique.

Au-delà du scénario de la vidéo en lui-même, cette initiative rappelle l'intérêt fondamental de la recherche spatiale à long terme en tentant de renouer avec le grand public, qui ne perçoit pas toujours l'enjeu de ces investissements. Elle permet aussi de donner une certaine visibilité à l'Esa, bien moins connue que la Nasa, ne serait-ce que par la publicité dont elle fait l'objet dans les films catastrophe ou de science-fiction.

Pour rappel, l'agence spatiale européenne bénéficie d'un budget plus de quatre fois inférieur à celui consenti à son homologue américaine: plus de 4 milliards d'euros contre près de 18 milliards de dollars en 2014. Et malgré cette enveloppe conséquente et une forte notoriété, la Nasa n'en subit pas moins une diminution constante des investissements dont elle bénéficie, obligeant le gouvernement américain à réviser ses ambitions en matière d'espace. Et les observateurs à remettre en cause le leadership américain dans la conquête spatiale.

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