France

Arnaud Montebourg menace de quitter le PS

Slate.fr, mis à jour le 20.08.2009 à 15 h 58

Reuters/Charles Platiau Arnaud Montebourg à Versailles

Reuters/Charles Platiau Arnaud Montebourg à Versailles

Après l'épisode Aubry-Valls, c'est maintenant au tour de Arnaud Montebourg de se fendre d'une tribune très pessimiste dans le Nouvel Observateur, mettant en jeu une éventuelle démission. Il y réaffirme ainsi que les moeurs du PS ressemblent à celles qui étaient en vigueur en RDA (République démocratique allemande) et il explique que:

L’immobilisme et le verrouillage, voilà plus de dix ans que je les rencontre au PS, comme député et comme responsable politique. Le pire, c’est que depuis le congrès de Reims, je suis officiellement en charge de sa rénovation et de sa transformation ; pourtant je crains que cette ultime tentative pour changer en profondeur se solde par un nouvel échec.
Il semble dépité: «j'ai tout essayé». Si jamais son combat pour des primaires populaires ouvertes à l’ensemble des citoyens de gauche pour désigner le (la) candidat(e) à la présidentielle de 2010 ne devait pas aboutir, il se retirerait.
Il y a dans ce parti trop de violence, trop de blocages, trop de poussières sous les tapis, trop de petits calculs pour que le militant que je suis, fidèle à ses idées et fier de ses engagements, ne tente pas son dernier combat. (...)La société -et nos adversaires- bougent trop vite pour que nous nous payions le luxe de dix nouvelles années de surplace. Que les murs tombent!

Pour le Parisien, «la menace du député a été diversement appréciée. Certains y voient un coup de pub avant, dimanche 23 août, la traditionnelle Fête de la rose de Frangy-en-Bresse (Saône-et-Loire) qu’organise Montebourg chaque année». Le député doit également publier la semaine prochaine un livre, Primaires: comment sauver la gauche, avec Olivier Ferrand, le président de la Fondation Terra Nova.

Razzy Hammadi, proche de François Hollande, a déclaré dans un communiqué que «la démocratie, ce ne sont pas des ultimatums: la question des primaires doit être débattue sereinement, elles ne sont pas la solution miraculeuse à tous les problèmes du PS».

Opposé aussi aux déclarations d'Arnaud Montebourg, Emmanuel Maurel, secrétaire national aux Universités Permanentes et d’Été du PS, a lui expliqué sur Europe 1 que «si on ne parle que des primaires, les Français auront l'impression qu'on est complètement décalés. Là, ce qui nous intéresse, c'est deux ans de débat sur le projet».

Pour l'éditiorialiste du Figaro, Yves Thréard, au PS «une rébellion générationnelle est en marche, le rendez-vous faussement consensuel de La Rochelle ne l'arrêtera pas».

A noter que pour l'instant aucun des ténors du PS n'a réagit.

L'université d'été du PS se déroulera à La Rochelle du 28 au 30 août.

[Lire la tribune sur nouvelobs.com]

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Photo Reuters/Charles Platiau Arnaud Montebourg à Versailles

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