Monde

Le journaliste à l’origine de l’affaire Snowden crée la polémique autour des attaques terroristes au Canada

Repéré par Vincent Manilève, mis à jour le 24.10.2014 à 16 h 12

Repéré sur The Intercept, The Washington Post, The National Review

Dans un article publié avant l’attaque du Parlement le 22 octobre, le journaliste Glenn Greenwald s’en prenait au gouvernement canadien, lui reprochant de s’étonner des attaques terroristes sur son territoire.

Glenn Greenwald, Rio de Janeiro, le 9 juillet 2013. REUTERS / Sergio Moraes

Glenn Greenwald, Rio de Janeiro, le 9 juillet 2013. REUTERS / Sergio Moraes

Glenn Greenwald est surtout connu pour ses révélations dans l’affaire Snowden. Avec Laura Poitras, c’est lui qui a rencontré l’ex-agent de la NSA et a révélé l’affaire au monde entier. Mais aujourd’hui, c’est à cause des attaques terroristes au Canada qu’il fait parler de lui, créant un début de polémique.

Dans un article publié sur son site The Intercept le 22 octobre, avant l’attaque du Parlement, il réagissait à l’attaque de deux soldats canadiens par Martin Couture-Rouleau, jeune Canadien «converti à l’islam». Il reproche notamment aux Canadiens, engagés auprès des Américains au Moyen-Orient, de ne pas avoir cru ces attaques terroristes envisageables:

«Un pays ne peut pas passer des années à se vautrer dans une guerre, en envahissant et en bombardant les autres, sans prendre le risque de subir de la violence en retour.»

«Ce n’est pas surprenant ou difficile de comprendre pourquoi les gens qui subissent les bombes et les balles canadiennes décident d’attaquer les responsables militaires de cette attaque.»

Pour le Washington Post, cette réaction de Greenwald s’expliquerait par sa propre frustration face aux politiques occidentales à propos de l’antiterrorisme:

«C’est possible que la raison profonde de la frustration derrière l'article de Greenwald soit que les citoyens canadiens et des autres démocraties continuent à soutenir des réponses antiterroristes robustes.»

Moins partagé, The National Review estime que si l’on «enlève les Etats-Unis de la carte géopolitique demain, alors les mouvements islamistes continueront de violer et détruire. Et contrairement à ce que Glenn Greenwald a l’habitude de croire, tout n’est pas de la faute de l’Occident».

Depuis, et face aux différentes accusations qui pèsent sur lui depuis la publication de son article, Glenn Greenwald a tenu à préciser qu’il ne cherchait en rien à justifier les actes terroristes, mais qu’il établissait des «liens de causalité.»

 

Il n'empêche, l'article de Glenn Greenwald pose des questions: est-ce que le Canada, bien que moins pris à parti par les terroristes que son voisin américain, est équipé pour faire face à ces menaces? Pour Le Washington Post«ce qui est inquiétant pour le Canada, c'est qu'il a d'autres extrémistes potentiels qui pourraient agir de la même façon. Et si la police canadienne est armée, des endroits comme le Parlement d'Ottawa où s'est déroulée l'attaque sont largement ouverts au public, et donc aux intrus.»

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