Santé / Sciences

Jouer aux jeux cérébraux ne vous aidera pas forcément à combattre l'Alzheimer

Temps de lecture : 2 min

Les scientifiques en ont marre des publicités qui nous promettent d'améliorer notre cerveau.

Blue DS/Brandon Daniel via Flickr CC licence by
Blue DS/Brandon Daniel via Flickr CC licence by

«Nous rejetons l’idée selon laquelle les jeux cérébraux offrent à leurs utilisateurs une garantie scientifique d'améliorer de leurs capacités cognitives, il n’existe à ce jour aucune preuve tangible.»

C’est en ses termes que plus de 70 professeurs en psychologie, médecine et neurologie venus d’Amérique du Nord et d’Europe résument leur position vis-à-vis des jeux dits de «stimulation cérébrale». La déclaration, publiée sur le site internet du Stanford Center on Longevity, fait état de l’agacement des scientifiques. Ces derniers ne supportent plus que qu’il soit fait référence «implicitement, et souvent explicitement» au fait que les exercices des jeux cérébraux limitent les risques de maladie d’Alzheimer ou même améliore l’efficacité du cerveau au quotidien.

Plus encore, c’est l’utilisation marketing qui en est faite avec des annonces publicitaires n’hésitant pas à préciser que ces jeux sont «conçus par des scientifiques», ou qu’ils sont basés sur du travail scientifique qui les met mal à l’aise. Les scientifiques expliquent:

«En matière de promotion commerciale, même les plus petits progrès sont présentés comme des amélioration générales et durables du cerveau.»

A cela ils opposent le temps long de la recherche, rappelant que «comme cela arrive fréquemment, les premières découvertes réalisées sur de petits échantillons génèrent de l’engouement […]. Cependant, plus les résultats s’accumulent, moins les preuves convaincantes de l’effet bénéfique à long terme apparaissent».

Ils concluent cependant:

«Nous encourageons la poursuite de recherches minutieuses et leurs validations

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