Culture

Sherlock Holmes, détective assassin

Temps de lecture : 2 min

Charles Baskerville a été retrouvé mort dans une allée du comté du Devonshire. Un détail: son visage est défiguré par une expression de terreur. Baskerville était malade, la police conclut à une attaque suscitée par la peur marquée sur son visage. Le Docteur Mortimer s'en va pourtant exposer à Sherlock Holmes une autre théorie, et flanqué de son cher Watson, Sherlock enquête, renifle, ruse et découvre un assasin.

Mais il s'est trompé, explique Pierre Bayard dans L'affaire du chien des Baskervilles; il s'est trompé ainsi que Conan Doyle, l'auteur du livre, créateur de Sherlock Holmes. «Pierre Bayard, donc, a vu la lumière. Il a compris le premier que l’histoire littéraire, jusqu’à lui, avait manqué un fait essentiel: la frontière entre fiction et réalité est poreuse. Les vrais héros existent en dehors des œuvres qui les ont fait naître» explique Laurent Joffrin dans Libération.

Conan Doyle donne ainsi à ses lecteurs les clefs pour comprendre mieux que lui-même l'intrigue de son oeuvre et l'enquête de son détective, qui exista bien dans la vraie vie, et fut une inspiration pour l'écrivain qui avait retrouvé des notes le concernant. «La réalité a envahi secrètement le roman que croit avoir écrit Conan Doyle. La preuve est ainsi faite: Holmes existe en dehors de son auteur. Il n’est pas le détective infaillible qu’on croit, mais, dans cette affaire, un naïf qui croit avoir confondu un coupable mais qui provoque la mort d’un innocent. La conclusion est implacable: le véritable assassin du Chien des Baskerville, c’est Holmes!»

[Lire l'article complet sur Libération]

Image de une: Sherlock Holmes et Dr Watson dans The Greek INterpreter, CC

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