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Aux Etats-Unis, le sexe, c'est pour les riches

L'étreinte (couple d'amoureux ll) de Egon Schiele. License CC

L'étreinte (couple d'amoureux ll) de Egon Schiele. License CC

Dans un article véhément, une éditorialiste du Washington Post, Catherine Rampell, explique que les Etats-Unis, aux vues de leur absence de politique publique sur le sujet de la contraception, ont manifestement décidé que le sexe –sans procréation– doit être réservé aux riches. 

«Notre pays ne veut apparemment pas que les Américains aux bas salaires aient accès aux différentes formes de contraception, en imposant aux régimes d'assurance de l'inclure ou en finançant de manière appropriée les programmes public de planning familial. Dans de nombreuses écoles —majoritairement situées dans des zones de bas salaires et dans lesquelles les taux de grossesse chez les adolescentes sont élevés— on n'enseigne même pas aux adolescents comment fonctionne la contraception. On ne veut pas non plus que les jeunes filles aient un accès facile à l'avortement quand, inévitablement –puisqu'elles n'utilisent aucune contraception– elles tombent enceintes».

La journaliste fait notamment allusion à des Etats comme le Texas, où le droit à l'avortement est régulièrement menacé et où récemment une loi –finalement bloquée par la Cour suprême imposait aux cliniques d'avortement des normes tellement strictes qu'elle les conduisait à fermer. Comme le rappelait Chloe Angyal sur Slate lors de la dernière campagne présidentielle: en 2005, 34 lois anti-avortement ont été votées aux États-Unis; en 2010, 23; en 2011: 80.

La journaliste poursuit:

«Ensuitenous ne les aidons pas beaucoup à l'issue de ces grossesses non planifiées: nous punissons plutôt publiquement ces mères célibataires irresponsables d'avoir eu des bébés dont elles n'ont pas les moyens, et n'offrons que très peu d'aide sous forme de garde d'enfants, d'éducation, ou d'argent liquide. Laisser ces enfants non désirés à la protection de l'enfance n'est pas tout à fait applaudi non plus.

Par élimination, la solution pour les bas revenus est de ne jamais, jamais avoir de rapports sexuels.»

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