Culture

Le rap français en une infographie: Mc Solaar a plus de vocabulaire que Booba, Orelsan et Disiz

Temps de lecture : 2 min

Capture d'écran de shakedatass.fr
Capture d'écran de shakedatass.fr

Il y a quelques semaines, nous vous présentions le travail colossal de ce ce graphiste et développeur américain, Matt Daniels, qui a étudié les textes de 85 rappeurs, pour les comparer avec le vocabulaire de Melville, auteur de Moby Dick, et de Shakespare.

Le résultat, une infographie très fouillée, a depuis sa version française. Sur le site shakedatass.fr, il est en effet possible de voir quel rappeur français a le vocabulaire le plus fourni. En haut du classement, avec 7.691 mots distincts identifiés sur un échantillon de 30.000, on retrouve Mc Solaar, suivi d'Alkpote, qui a notamment collaboré avec Seth Gueko, et qui compte un peu plus de 7.300 mots.

Sexion d'Assaut, Disiz ou bien encore Orelsan, réputé pour sa plume acerbe, arrivent en bas du classement, avec un peu plus de 5.700 termes différents utilisés.

Le couple tumultueux du rap français, Booba et Rohff, se retrouve quant à lui en milieu de classement –Booba surclassant d'un poil sa Némesis, de quoi alimenter de futurs échanges.

Le site, qui dépend d'un étudiant de l'Ecole supérieure de commerce de Paris (ESCP) Europe, précise avoir «exclu les rappeurs pour lesquels [il n'a pas été possible d']obtenir un minimum de 30.000 mots». Un moteur de recherche propose de rechercher d'autres artistes qui ne figureraient pas dans le top 50, mais les résultats semblent incomplets –hélas, nous n'avons trouvé aucune trace de Lord Kossity, Ménélik ou Manau.

Le site Shakedatass n'était plus accessible au moment de publier cet article. Nous espérons qu'il reviendra rapidement, pour que vous puissiez vous aussi vous faire une idée du travail.

Slate.fr

Newsletters

Quatre bonnes raisons de se plonger dans un livre dès ce soir

Quatre bonnes raisons de se plonger dans un livre dès ce soir

Il est indispensable de lire de (vrais) bouquins.

Les trois lumières: Bong Joon-ho, Desplechin et Gu Xiaogang

Les trois lumières: Bong Joon-ho, Desplechin et Gu Xiaogang

«Parasite» et son classicisme inventif, «Roubaix, une lumière» d’une douceur révolutionnaire et l'inattendu «Séjour dans les Monts Fuchun», la journée la plus convaincante jusqu'ici.

À Cannes, les femmes de la compétition n'ont souvent que des lots de consolation

À Cannes, les femmes de la compétition n'ont souvent que des lots de consolation

Le Festival doit encore faire ses preuves sur ces questions. En soixante-douze ans, seule une femme a remporté la Palme d'or (et encore, elle a dû la partager).

Newsletters