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Des bikers néerlandais autorisés à rejoindre les rangs des combattants kurdes

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Ron, un biker néerlandais du gang des No Surrender, avec un combattant des forces kurdes. Source: le compte Twitter @KoerdeninNL
Ron, un biker néerlandais du gang des No Surrender, avec un combattant des forces kurdes. Source: le compte Twitter @KoerdeninNL

Depuis plusieurs jours, rapporte l'AFP, circule sur internet une image provenant d’un compte Twitter kurdo-néerlandais montrant Ron, un biker néerlandais du gang des No Surrender, posant en treillis militaire et kalachnikov autour du cou, et faisant le V de la victoire avec un combattant des forces kurdes.

D’après Klaas Otto, leader des No Surrender, Ron serait un des trois motards du groupe à s’être rendu a Mossoul, au nord de l’Irak, pour y combattre l’organisation État islamique. S’exprimant sur la chaine de télévision publique NOS, il a précisé que ceux-ci, anciens militaires, seraient originaire des villes de Rotterdam, d’Amsterdam et de Breda. Le groupe des No Surrender était jusqu’ici plus connu pour son implication dans les conflits l’opposant aux autres gangs de motards des Pays-Bas.

La nouvelle a fait débat dans le pays. Alors que la crainte monte en Europe de voir des jeunes quitter leur pays pour se rendre en Irak et en Syrie faire le djihad, les autorités néerlandaises ont du cette fois-ci envisager le cas inverse. Les Européens rejoignant les combattants des deux côtés doivent-ils être traités de la même manière?

Wim de Bruin, porte-parole du parquet néerlandais, a précisé a l’AFP que «dans le passé, rejoindre un groupe armé étranger était punissable, mais ce n'est plus le cas», avant d’ajouter: «Mais on ne peut pas se joindre à un combat contre les Pays-Bas.» En d’autres termes, les Pays-Bas ne prendront pas de mesures contre leurs citoyens qui rejoindront les combattants pro-kurdes. Mais il n’en est pas de même pour ceux rejoignant l’État Islamique: «La grande différence avec EI, c'est que l'EI est considéré comme une organisation terroriste, […] ce qui est punissable.»

À ce titre, les Pays-Bas, comme nombre de pays occidentaux, prévoient un certain nombre de mesures pour tenter de lutter contre le départ de leurs citoyens vers des groupes terroristes, notamment la confiscation de passeports au départ et des menaces de poursuites lors d’un éventuel retour.

Les Etats-Unis ont été confrontés, au début du mois, à la même situation. Trois de leurs citoyens ont rejoint les combattants de l’Unité de protection populaire, la branche armée du Parti de l’Union Démocratique kurde (PYD). Bien qu’ayant pris acte de leur départ, la porte parole du Département d’État des États-Unis, Jen Psaki, s’était alors refusée à tout commentaire.

Slate.fr

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