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Vous êtes un gros buveur de café? C’est en partie génétique

Repéré par Lucie de la Héronnière, mis à jour le 13.10.2014 à 15 h 48

Repéré sur Molecular Psychiatry, Vox, Boston Globe

Smell the coffee..??/ ruben alexander via Flickr CCLicence By

Smell the coffee..??/ ruben alexander via Flickr CCLicence By

Que vous soyez accro à la caféine ou dégoûté rien qu’en buvant une gorgée d’expresso, votre sensibilité au café (et à d’autres boissons contenant de la caféine) est en partie génétique.

Un groupe de chercheurs de la Harvard School of Public Health a examiné l’ADN de plus de 120.000 personnes. Un échantillon très large, pour bien mettre en évidence l'aspect génétique, parmi les nombreux facteurs qui influencent la consommation de café: le goût, bien sûr, mais aussi des facteurs économiques ou sociologiques. Les habitudes de consommation de café ont été parallèlement recueillies via entretiens et questionnaires.

Les résultats sont publiés dans la revue Molecular Psychiatry: les chercheurs ont trouvé six nouveaux polymorphismes nucléotidiques (SNP, single-nucleotide polymorphism, «la forme la plus abondante de variations génétiques dans le génome humain, (...) un type de polymorphisme de l'ADN dans lequel deux chromosomes diffèrent sur un segment donné par une seule paire de bases») positivement associés à la consommation de café. Marylin Cornelis, qui dirige l’équipe, avait déjà trouvé deux gènes concernés en 2011, explique Vox.com.

Six de ces variants génétiques influencent la vitesse à laquelle on métabolise le café. Chez les personnes génétiquement programmées pour cela, la caféine reste donc moins longtemps dans le corps. Elles pourront tolérer des apports plus élevés en caféine, tout en ayant besoin d’en avaler plus pour avoir le même effet stimulant.

Le rôle des deux autres SNP n’est pas encore clair, mais ils sont sûrement liés à la libération de sérotonine et d’autres neurotransmetteurs impliqués dans la sensation de plaisir. Il y a là deux hypothèses: soit leur libération est plus importante chez les gros buveurs de café (la caféine est donc plus agréable), soit plus faible (et il faut donc boire plus de café pour avoir le même plaisir).

Au total, «les chercheurs estiment que 7,1% des variations dans la consommation de café entre les personnes peuvent être expliquées par des différences génétiques»conclut Vox... Ce qui n'est finalement pas énorme. Chacun des huit variants, corrélé avec une augmentation assez faible de la consommation de café, est présent chez 10 à 40% de la population. L'accumulation de ces facteurs génétiques pourrait influencer, au grand maximum, la consommation d'une tasse en plus par jour

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