Économie

Air France ne renonce pas au low cost

Temps de lecture : 2 min

REUTERS/Christian Hartmann.
REUTERS/Christian Hartmann.

Le bras de fer entres les pilotes et la direction d’Air France est loin d’être terminé. La grève de 14 jours le mois dernier, 15 au 28 septembre, a manifestement laissé des traces. La majorité des pilotes s'est alors opposé au développement de la filiale à bas coûts Transavia France. Ils réclamaient un contrat unique pour les pilotes d'Air France et de Transavia de crainte de voir fondre les avantages de leur propre statut à Air France.

Mais le Pdg d’Air France-KLM, Alexandre de Juniac, n’a pas l’intention de renoncer à sa stratégie qu'il considère comme indispensable pour sauver la compagnie. Elle consiste à doter Air France-KLM d’une filiale low cost lui permettant de résister à la concurrence et de conserver des parts de marché sur le court et moyen courrier en Europe.

Dans un entretien au Journal du Dimanche, Alexandre de Juniac, brandit la menace, si les pilotes refusent de signer un accord avec la direction et font toujours obstacle au développement de la filiale low cost Transavia, de créer une nouvelle compagnie. «Nous créerons une compagnie sœur de Transavia, Transavia Développement, en France, pour nous développer dans l'activité à petits prix... le seul marché en croissance», déclare Alexandre de Juniac.

Pour la CGT d'Air France, il s’agit d’un «chantage». La nouvelle entité serait directement rattachée à la holding Air France-KLM, n’aurait pas d'instances représentatives et pourrait employer du personnel avec une convention collective différente de celle d’Air France.

«En Europe, le low cost représente aujourd'hui près de 50 % du trafic. Sur le segment des prix bas avec un service de qualité, Transavia peut devenir un des grands d'Europe», affirme Alexandre de Juniac. Il ajoute que la grève «nous a fait perdre un an».

Selon la direction de la compagnie, le coût de la grève des pilotes est de 500 millions d’euros. «La grève nous a coûté 20 millions d’euros par jour, auxquels s'ajoutent des dédommagements, les achats de billets parfois au prix fort auprès d'autres compagnies pour acheminer nos passagers, ainsi que l'impact sur les réservations des semaines à venir», explique Alexandre de Juniac.

Slate.fr

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