Culture

Art contemporain, Londres écrase Paris

Temps de lecture : 2 min

Un Balloon Dog de Jeff Koons mais rouge. REUTERS
Un Balloon Dog de Jeff Koons mais rouge. REUTERS

A l’échelle de la planète, le marché de l’art se porte bien, très bien même. Le secteur ne connaît pas la crise. Il faut dire que l’Amérique du nord, l’Asie, le Moyen-Orient et plusieurs grands pays européens en sont sortis depuis quelques temps déjà. La progression en 2013 du chiffre d’affaires a avoisiné les 8%. Les transactions ont atteint 66 milliards de dollars.

Et l’art contemporain se porte lui encore mieux. C’est en substance ce que dit le huitième rapport annuel d’Artprice sur un marché porté par la mondialisation et l’augmentation du pouvoir d’achat des classes économiques supérieures sur tout les continents.. Depuis 2010, le chiffre d'affaires mondial réalisé dans les salles de ventes dans l’art contemporain a presque doublé.

Entre juillet 2013 et juillet 2014, les records ont continué à tomber. Jeff Koons est ainsi devenu l’artiste vivant le plus cher lorsque son Orange Balloon Dog s’est vendu a New York chez Christie’s pour 58,4 millions de dollars en novembre 2013.

Autre élément clé du rapport d’Artprice, le classement des 500 artistes contemporains les plus attractifs sur le marché, classés par leur chiffre d'affaires lors de ventes aux enchères. Sans surprise, la côte des artistes nés après 1945 suit n'a jamais été si haute. L'indice global des prix de l'art contemporain progresse de plus de 70% sur la décennie.

Mais ce classement confirme aussi le problème grandissant de la France avec l’art contemporain. Sa disparition des écrans radars. Aucun artiste français ne se trouve dans les 100 premiers. On y trouve presque une moitié de Chinois (47), des Américains (19), des Britanniques (10) et des Allemands (9).

La France vit en quelque sorte sur son passé. Les artistes français qui existent dans ce marché planétaire n’apparaissent pas dans le classement d’Artprice car ils sont tous nés avant 1945. C’est le cas Pierre Soulages qui sans cette règle se retrouverait à la 26ème place avec des ventes totales de 27,3 millions d’euros et Martial Raysse à la 29ème place avec 9,6 millions d’euros.

Dernier enseignement à retenir, le dynamisme de Londres, première place pour le marché européen et qui est dans la même catégorie que New York et Hong Kong loin devant Paris. Londres représente 77% de l’ensemble du marché européen et 10 fois que le marché français. Dans un contexte mondial favorable, le marché parisien est le seul à enregistrer une baisse de 10% de ses ventes.

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