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La fille du chef de l’exécutif de Hongkong menace les médias sur Facebook

Repéré par Grégor Brandy, mis à jour le 10.10.2014 à 18 h 14

Repéré sur Quartz, The Daily Show, Business Insider

Une caricature du chef de l'exécutif de Hongkong, le 30 septembre 2014. REUTERS/Carlos Barria

Une caricature du chef de l'exécutif de Hongkong, le 30 septembre 2014. REUTERS/Carlos Barria

Leung Chai-yan a 22 ans, elle est la fille du chef de l’exécutif de Hongkong, Leung Chun-ying, et elle n’apprécie pas vraiment que les médias s’intéressent à son compte Facebook.

Comme le racontent Quartz et Business Insider, la jeune femme s’était récemment vantée de ses achats plutôt luxueux «payés par vous tous les contribuables hongkongais», et ce alors que Hongkong est sujet en ce moment à de nombreuses manifestations pour plus de démocratie. Au passage –comme le rappelle Jon Stewart, en illustrant son sujet par une vidéo de Fox Business (à 3'21", ci-dessous)– Leung Chai-yan en avait profité pour se lâcher quelques minutes plus tard après les premières critiques:

«D’ailleurs, je ne devrais pas dire ‘’vous tous’’ comme la plupart d’entre vous êtes probablement sans emploi étant donné que vous avez le temps de me bombarder de messages.»

La jeune femme avait ensuite fermé son compte Facebook avant de le rouvrir dans la nuit du 9 au 10 octobre. Le premier message public visible sur son compte est une menace générale:

«A tous ceux qui me diffament, et/ou volent mon identité en ligne et/ou fraudent, les flics sont après vous… Amusez-vous bien.»

Elle décide ensuite de s’en prendre aux médias qui s’étaient emparés de l’affaire initiale:

«A NextShark.com, The Business Insider, The Daily Mail, The National Post, Coconuts Hong Kong, Huffinton Post UK etc, à moins que vous ne supprimiez vos articles diffamatoires, et publiiez des excuses publiques, je n’aurai d’autres choix que de vous attaquer pour diffamation. Je vous aurai avertis.»

Et il se peut que la jeune femme ait raison. Comme le rappelle Quartz, la loi hongkongaise est en effet beaucoup plus contraignante en matière de diffamation que les lois occidentales. La section 7 du chapitre 21 fait en effet peser le fardeau de la preuve sur le média accusé de diffamation: celui-ci doit non seulement prouver que les faits sont vrais mais en plus qu'il y avait un intérêt public à les exposer. 

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