Science & santé

Quittez votre travail plus tôt, c’est meilleur pour votre diabète

Repéré par Vincent Manilève, mis à jour le 09.10.2014 à 16 h 53

Repéré sur BBC, The Lancet, Ouest-France

Une étude vient de démontrer que travailler plus de 55 heures par semaine augmentait les risques de diabète chez les salariés.

Frustrated man at desk Photo Wikimedia CC

Frustrated man at desk Photo Wikimedia CC

Une étude de l’University College of London publiée sur The Lancet et relayée par la BBC, vient de démontrer que les salariés de catégories sociaux-économiques inférieures sont plus exposés aux risques du diabète s’ils travaillent trop longtemps. Selon les chercheurs, les longues journées de travail entraînent une mauvaise hygiène de vie, du stress, des troubles du sommeil et des symptômes de dépressions, tous des facteurs contribuant au diabète.

Sur un panel de 222.120 hommes et femmes d’Europe, des Etats-Unis, du Japon, et d’Australie, il s’est avéré que travailler plus de 55 heures au bureau augmentait de 30% les risques de diabète de type 2, non insulinodépendant.

L’étude n’a en revanche pas trouvé de résultats similaires pour les salariés des catégories socio-économiques supérieures, ni pour les personnes travaillant moins de 35 heures par semaine.

Dans le monde, 285 millions de personnes souffrent de diabète de type 2, et on estime que ce chiffre atteindra 439 millions en 2030. Les risques de ce type 2 sont graves et peuvent avoir des conséquences graves sur le cœur, les reins, l'œil, les artères et les nerfs: hypertension, accident vasculaire cérébral, infarctus du myocarde ou encore artérite des membres inférieurs.

En France, comme le rappelle à Ouest-France Marie-Pierre Brouxel, cadre supérieure de santé au centre hospitalier de Fougères, le diabète touche «3,4 millions de personnes et ce chiffre est en constante augmentation, et est responsable de 27.000 décès par an». Le diabète de type 1 concerne 10% des personnes atteintes contre 85% pour le type 2 (les 5% restants concernent d'autres types de diabète). 

«Ces maladies sont des pathologies silencieuses qui ont des conséquences lourdes si elles sont découvertes tardivement, d'où l'intérêt du dépistage systématique.»

Et si vous ne pouvez pas ralentir le rythme, la responsable de l’étude de l’University College of London Mika Kivimaki insiste sur les conseils habituels:

«Buvez et mangez sain, faites de l’exercice, évitez le surpoids, gardez votre taux de glucose et de lipides à des niveaux normaux, et ne fumez pas.»

 

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