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Pour Jennifer Lawrence, les sites qui ont diffusé les photos volées du Celebgate «sont responsables». Ceux qui les ont regardées aussi

Grégor Brandy, mis à jour le 07.10.2014 à 19 h 40

Jennifer Lawrence en une du numéro d'octobre de Vanity Fair (Conde Nast).

Jennifer Lawrence en une du numéro d'octobre de Vanity Fair (Conde Nast).

Jennifer Lawrence s’est exprimée pour la première fois depuis la divulgation de ses photos privées. L’actrice, qui fait la couverture du prochain numéro de Vanity Fair, revient sur cet épisode dans un long entretien qu’elle a accordé au magazine américain et dont quelques extraits ont été publiés sur le site, ce mardi 7 octobre:

«A chaque fois que j’essayais d’écrire quelque chose, je me mettais à pleurer ou en colère. J’ai commencé à écrire une lettre d’excuses, mais je n’avais pas à m’excuser de quoi que ce soit. J’étais dans une relation amoureuse, saine et géniale pendant quatre ans. C’était une relation à distance, et soit votre petit ami se met à regarder du porno, soit il vous regarde vous.»

Une réponse cinglante à ceux qui, comme le psychiatre Serge Tisseron, avaient alors expliqué que les stars dont les photos s’étaient retrouvées en ligne «n’avaient qu’à pas».

Les pirates informatiques s’étaient introduits dans les outils de stockage en ligne de plusieurs stars américaines pour y voler les documents et contenus. Au fil des mois, ils s’échangeaient les photos et vidéos entre eux, jusqu’à ce qu’un d'entre eux décide de publier une partie de sa «collection».

Pour Jennifer Lawrence, «ce n’est pas un scandale. C’est une agression sexuelle. C’est un viol. C’est dégoûtant. Il faut que la loi soit changée, et que nous changions. C’est pour cela que ces sites web sont responsables.»

Certains ont vu dans ces mots une attaque contre Reddit, qui a vu pendant plusieurs jours de nombreuses personnes publier les photos sur des sous-forums aux titres explicites: «thefappening», «celebgate»… avant de finalement tous les bannir.

Il est également possible que l’actrice s’en prenne aux différentes personnes qui ont hébergé ces photos sur leurs sites Web. En intégrant la publicité, ils ont ainsi pu en tirer bénéfice.

Pour l'héroïne de Hunger Games, les personnes à l’origine du vol de ces photos ne sont cependant pas les seuls à blâmer:

«Tous ceux qui ont regardé ces photos, vous avez commis un délit sexuel. Vous devriez vous recroqueviller de honte. Même des gens que je connais et que j’aime disent "Oh ouais, j’ai regardé les photos". Je ne veux pas m’énerver mais en même temps, je me dis dans ma tête: "Je ne vous ai pas dit que vous pouviez regarder mon corps nu."»

Grégor Brandy
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