Le FBI veut mieux détecter la cruauté envers les animaux pour repérer les futurs meurtriers

Love me / Jimmy G via FlickrCC a href="https://creativecommons.org/licenses/by/2.0/">License by

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Parmi les pires serial killers américains du XXe siècle –comme Ted Bundy ou encore David Berkowitz (surnommé le fils de Sam)– beaucoup avaient fait preuve de cruauté extrême envers les animaux quand ils étaient enfants. De nombreuses études ont confirmé un lien entre cruauté envers les animaux pendant l'enfance et tendance à la criminalité en tant qu'adulte.

Ainsi, le Bureau fédéral d'investigation (FBI) vient d'annoncer que la cruauté envers les animaux serait désormais prise en compte séparément dans les statistiques nationales, et considérée comme un «crime contre la société», indique Associated Press. Les agences de police locales devront désormais comptabiliser ce genre de crimes dans quatre domaines distincts: la maltraitance, la violence et la torture, la violence organisée (notamment les combats de chien ou de coqs), et les abus sexuels.

Chaque année, le FBI publie un rapport annuel sur la criminalité dans le pays, mais jusqu'ici la cruauté envers les animaux étaient englobée dans la case «autres», ce qui ne permettait pas de garder trace de tous les incidents.

L'idée est que ces statistiques permettront de mener une lutte plus efficace contre ces infractions, en permettant de mieux comprendre les facteurs associés à ces crimes, et le profil des perpétrateurs. 

Les cas de maltraitance sur les animaux domestiques sont par exemple souvent ignorés par les policiers locaux. Or l'idée est que ce genre de cas est important, dans la mesure où il peut indiquer d'autres formes de violence encore plus graves. Le fait de pouvoir repérer la maltraitance sur les animaux domestiques est donc considéré comme un outil de prévention contre la criminalité.

Cela faisait plus de dix ans que les organisations des droits des animaux demandaient cette prise en compte dans les statistiques officielles. 

Mieux prendre en charge ces crimes ne sera pas seulement utile pour protéger les animaux ou identifier les profils de tueurs en série potentiels.  Il s'agit aussi de protéger des enfants maltraités, car bien souvent la violence contre les animaux domestiques s'accompagne de violence contre les enfants

 

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