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Ebola aurait 75% de chances d'arriver en France d'ici le 24 octobre

Exemple d'une unité d'isolement où des patients porteurs d'Ebola pourraient être traités, au Royal Free Hospital de Londres, le 12 août 2014. | REUTERS/Suzanne Plunkett

Exemple d'une unité d'isolement où des patients porteurs d'Ebola pourraient être traités, au Royal Free Hospital de Londres, le 12 août 2014. | REUTERS/Suzanne Plunkett

La France ferait partie des pays risquant le plus de recevoir un patient porteur du virus Ebola dans ces prochains jours, à en croire des chercheurs de la Northeastern University de Boston. Une dépêche Reuters citée par Haaretz évoque «75% de chances que le virus soit importé en France d'ici le 24 octobre».

En comparaison, le Royaume-Uni serait à 50%, la Belgique à 40 et l'Espagne ou la Suisse, à 14, comme le montrent les infographies et tableaux récapitulatifs régulièrement mis à jour sur le site du laboratoire de la Northeastern University à l'origine de ces travaux -le dernier calcul utilisant des données en date du 1er octobre.

«Ce n'est pas une liste déterministe, il est question ici de probabilités, désamorce d'emblée sur Reuters Alex Vespignani, un professeur de la Northeastern University. Mais les probabilités augmentent pour tout le monde.»

L'agence de presse britannique explique que ces projections découlent du croisement des données sur la dynamique de propagation du virus Ebola, ainsi que du trafic aérien. Les chiffres données ci-dessus ne sont ainsi valables qu'en cas de trafic aérien «demeurant à pleien capacité», précise Reuters. Et d'ajouter:

«En supposant qu'il y a une baisse de 80% du trafic, qui reflèterait la décision de nombreuses compagnies aériennes de ne plus faire d'escale dans les régions infectées, le risque de la France est toujours de 25%, de la Grance-Bretagne, de 15.»


Certes bien moins impressionnantes, ces probabilités maintiennent néamoins la France au sommet du tableau des pays à haut risque d'importation d'Ebola, juste derrière le Ghana. Séparé du bassin d'infection par la Côte d'Ivoire, le pays reste pour le moment épargné.

Selon les chercheurs repris par Reuters, la France est particulièrement vulnérable dans la mesure où les pays les plus touchés, la Guinée, le Sierra Leone et le Liberia, comptent de nombreuses liaisions aériennes avec le territoire. De même, la Grande-Bretagne et son immense aéroport d'Heathrow, l'un des plus gros carrefours des airs, sont logiquement exposés.

Il y a quelques jours, ce sont les Etats-Unis qui ont dû faire face au tout premier cas de patient développant les symptômes d'Ebola sur le territoire américain. 

Mais l'enjeu est moins dans la prise en charge, largement prévue et encadrée comme l'expliquait notre chroniqueur santé Jean-Yves Nau (et ce malgré quelques défaillances au niveau du logiciel de l'hôpital) que dans la surenchère et la panique, à éviter à tout prix.

De la même façon, nous détaillions début août la procédure que suivra la France en cas d'arrivée du virus sur notre territoire: depuis mars, tout est déjà prévu. Et nous étions alors très clair: si la panique n'a pas lieu d'être, «il n'est néanmoins pas exclu qu'une personne contaminée par le virus Ebola débarque en France».

Mise à jour: contrairement à ce que dit Reuters, et donc à ce que nous avions repris, le Liberia et la Sierra Leone ne sont pas francophones.

 

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