Sciences / Monde

Un drone filme la fureur du volcan Bardarbunga en Islande

Temps de lecture : 2 min

Selon mes connaissances étendues en matière de volcans (j'ai regardé de nombreuses fois Le Pic de Dante), se rendre au bord d'un spécimen actif et particulièrement inquiétant -pour quelques raisons que ce soit- ne me semble pas être une très bonne idée.

Mais bon, vu la prodigieuse vidéo de lave en fusion ci-dessus, qui suis-je vraiment pour en juger?

Ce film insensé est dû à Eric Cheng, à la tête de la section consacrée à l'imagerie aérienne de DJI, un fabricant de drones, et au photographe Ragnar Th. Sigurdsson, qui ont voyagé jusqu'en Islande pour caputer le système volcanique du Bardarbunga en action.

A l'aide d'un Phantom 2 quadcopter de DJI, d'une GoPro (et d'un transmetteur vidéo sans fil... et sans défense), le duo a pu enregistrer ces images incroyables en se rendant à 1 mile (1,6 kilomètre) de l'éruption volcanique, l'endroit le plus proche où les voitures étaient encore admises, puis en s'approchant encore davantage à pieds.

Selon Wired, l'ultime voyage du drone au coeur de l'action n'est pas allé sans complications, puisque le signal a coupé à de nombreuses reprises au cours du vol, en raison des cendres ou des charges électriques de la lave. Sur la dernière ligne droite au-desuus de l'abysse en furie, Cheng a perdu tout signal du drone, vidéo comprise, ce qui l'a forcé à activer le pilote automatique. Quand le Phantom est revenu, la raison de cette complication était assez évidente: il s'était tellement approché de la lave que l'avant de la Gopro avait complètement fondu.

Dommages de la caméra mis à part, les choses auraient pu être bien pires. Le matin suivant, le mur volcanique s'est rompu et la lave a atteint l'endroit où ils se tenaient... la nuit précédente.

Newsletters

Une découverte majeure pourrait faire gagner dix ans de recherche sur le cancer de la prostate

Une découverte majeure pourrait faire gagner dix ans de recherche sur le cancer de la prostate

Le problème de résistance des cellules cancéreuses aux thérapies anti-hormonales a enfin une solution.

Le Monkeypox peut toucher n'importe lequel d'entre nous

Le Monkeypox peut toucher n'importe lequel d'entre nous

Alors que le virus, improprement appelé «variole du singe», se diffuse de manière inhabituelle en Europe, il est nécessaire de mettre en place des stratégies viables pour tenter de stopper l'épidémie.

Mon Europe à moi: «L'UE doit poursuivre ses efforts pour lutter contre la perte de biodiversité»

Mon Europe à moi: «L'UE doit poursuivre ses efforts pour lutter contre la perte de biodiversité»

L'Union européenne semble se focaliser sur la réduction des émissions de dioxyde de carbone. Quitte à oublier la perte de biodiversité massive.

Podcasts Grands Formats Séries
Slate Studio