Monde

Mains en l'air, bras croisés: avec quels gestes proteste-t-on dans le monde?

Repéré par Léa Bucci, mis à jour le 03.10.2014 à 17 h 37

Repéré sur The Washington Post

Les manifestants assistent au discours de Joshua Wong, le 1er octobre 2014, devant le siège du gouvernement de Hong-Kong. Carlos Barria / REUTERS

Les manifestants assistent au discours de Joshua Wong, le 1er octobre 2014, devant le siège du gouvernement de Hong-Kong. Carlos Barria / REUTERS

Les mouvements de contestation à Hong-Kong ont déjà leur symbole médiatique, le parapluie. Désormais, ils ont aussi leur geste: une croix formée par les deux mains croisées au-dessus de la tête, utilisée le 1er octobre lors de la cérémonie de lever de drapeau de la Fête nationale chinoise. En fait, l’emploi d’une gestuelle particulière se retrouve dans tous les mouvement de protestation récents dans le monde, explique le Washington Post.

Il publie une infographie qui reprend les différentes postures adoptées par les manifestants ces dernières années.

Matt McCain / The Washington Post | Cliquez pour la voir en plus grand

En Thaïlande, les protestaires se sont par exemple appropriés le salut à trois doigts du film Hunger Games, vite interdit par la junte. En Egypte, en 2013, les quatre doigts levés et le pouce replié ont reçu le surnom de «Rabaa», en référence à la place Rabia-El-Adaouïa du Caire (Rabaa en anglais) et au massacre perpétré le 14 août 2013, et s’affichaient en soutien contre le coup d’Etat qui a renversé Mohammed Morsi.

A Ferguson, dans le Missouri, après le décès de Michael Brown, le jeune noir américain tué par un policier cet été, les manifestants contre la police avaient opté pour le «Hands up don’t shoot» («Mains en l’air, ne tirez pas»). Cette attitude, celle de se rendre, est censée reproduire celle qu’aurait eu le jeune homme juste avant de se faire tirer dessus.

Les journaux américains se sont d’ailleurs interrogés sur la ressemblance entre ce geste et celui adopté par les manifestants hongkongais le 29 septembre, qui se tenaient alors les mains en l’air. Vox note que les protestataires auraient de bonnes raisons de faire allusion à Ferguson en raison de la répression policière qui s’exerce aussi à Hong Kong. Cependant, il semble que cette similitude soit fortuite.

Dans tous les cas, la gestuelle sert autant à montrer sa solidarité avec les autres manifestants qu’à défier l’autorité. Joshua Wong, l’un des leaders étudiants des mouvements à Hong-Kong, a ainsi expliqué à CNN:

«Nous avons croisé nos bras parce que nous voulons exprimer notre mécontentement envers le gouvernement, refléter notre manque de confiance envers le gouvernement chinois et nous opposer à la décision prise par le Congrès national du Parti communiste chinois.»

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