Santé / Sciences

Votre longévité pourrait dépendre de votre capacité à reconnaître cinq odeurs

Temps de lecture : 2 min

La capacité à reconnaître la rose, le cuir, l'orange, le poisson et la menthe poivrée pourrait prédire la mortalité chez les personnes âgées.

Rose Noblesse バラ ノブレス / T.Kiya via Flickr CC License By

Dans une étude publiée sur PLOS One, des chercheurs affirment que les troubles de l’odorat chez les personnes âgées sont l’un des meilleurs prédicteurs de leur risque de mortalité dans les cinq ans.

L’étude se fonde sur une cohorte de 3.005 adultes américains âgés de 57 ans à 85 ans. Lors de la première vague d’enquête, en 2005, les chercheurs ont mesuré la capacité des personnes à identifier une odeur (la rose, le cuir, l'orange, le poisson et la menthe poivrée) parmi un choix de quatre propositions.

Ceux qui faisaient 4 à 5 erreurs étaient classés comme souffrant d’anosmie, une perte de l’odorat et ceux qui en faisaient 2 à 3, comme souffrant d’hyposmie, sens de l’odorat diminué.

Ils ont ensuite voulu savoir quelle corrélation existait cinq ans plus tard entre les décès observés dans le groupe étudié et ces troubles de l'odorat.

La mortalité des anosmiques était quatre fois supérieure à celle des individus capables d’identifier les odeurs présentées et les individus ayant effectué un score moyen au test d’odorat (hyposmie) avaient une mortalité intermédiaire.

Ce trouble de l’odorat correspond à un risque de mortalité trois fois supérieur à celui des autres adultes, une fois contrôlée l’influence de l’âge, du sexe, du statut social et d’autres facteurs, précise le New York Times. Les chercheurs ont également vérifié que ces décès n’étaient pas la cause de l’abus d’alcool, du poids, de l’hypertension ou de l’alimentation.

En conclusion, les chercheurs précisent que les dysfonctionnements de l’odorat sont un facteur indépendant de mortalité plus fort que des causes comme l’arrêt cardiaque ou le cancer, ce qui indique que ce sens hérité de l’évolution humaine, a l’utilité réduite aujourd’hui, est un signal fort de mécanismes qui affectent la longévité des individus.

Pour les auteurs, ces troubles sont l’indice des mécanismes du vieillissement, mais aussi de l’exposition à l’environnement, et pourraient donc être une conséquence de la pollution, bien que la conclusion de l’étude reste prudente sur ce point.

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