Culture

«11» de Hitchhiker, le clip sud-coréen qui va vous faire saigner des yeux

Temps de lecture : 2 min

Il y a un genre de robot grisâtre qui mixe devant une foule en délire, danse ou joue du tam-tam, des petites filles juchées sur un éléphant vert, des canards géants, des couleurs qui piquent les yeux, des fonds psychédéliques, des personnages qui se dédoublent en images de synthèses sur des fonds noirs ou parfois de vraies images de rues (la preuve, les passants sont floutés), des gros signes arithmétiques jaunes, pas de paroles au début mais un genre de yodel qui tourne en boucle, puis un chant enfantin synthétique.

Qu'est-ce que c'est que ce truc?

11 de Hitchhiker, «un clip qui contient assez d'images de synthèse et de flash lumineux pour faire fondre lentement, comme un cône de glace abandonné au soleil, le cerveau de l'adulte le plus résistant», raconte le site Vox, qui nous livre au passage quelques précisions sur ce 히치하이커, un DJ et auteur-compositeur sud-coréen, qui a notamment travaillé avec le groupe de K-Pop Girls' Generation.

Le plus beau, c'est que Hitchhiker a aussi diffusé une bande-annonce de son travail, dont les sous-titres («Sans lui, il n'y aurait pas de musique électronique», ce genre de choses) ne semblent clairement pas refléter ce qu'y affirment les personnes interrogées, comme si l'auteur avait compilé des bouts d'interview (dont une en français) trouvés ailleurs sur le Net.


Quartz s'interroge sur les intentions de l'artiste:

«Il est difficile de déterminer si le voyage de Hitchhiker dans une cinquième dimension inconnue de l'être humain est du premier degré, ou si la vidéo est en fait un outil malin de marketing viral. [...] Sur l'éventail du mystère, Hitchhiker se situe quelque part entre Daft Punk et Banksy –il est impliqué dans l'industrie musicale coréenne depuis un moment, mais ce nouvel avatar pourrait être une tentative de se catapulter dans la stratosphère de Gangnam Style.»

Il reste encore du travail: deux semaines après sa publication, le clip en est à un peu plus de 1 millions de vues sur YouTube, là où celui de Psy a dépassé les 2 milliards en quasiment deux ans.

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