Monde

Amis et ennemis au Moyen-Orient: une incroyable visualisation du Guardian vous explique tout

Repéré par Andréa Fradin, mis à jour le 24.09.2014 à 18 h 53

Repéré sur The Guardian

Capture d'écran du Guardian.

Capture d'écran du Guardian.

Pas facile d'y voir clair au Moyen-Orient. A moins d'être un spécialiste de la région, il est complexe de saisir les relations entre les Etats, les différentes organisations et groupes djihadistes, ainsi que les affiliations liées à la confession religieuse, chiite ou sunnite.

The Guardian, asssocié à l'excellent David McCandless, auteur du site Information is beautiful et de nombreuses infographies, tentent de mieux nous faire comprendre, à l'aide d'une très dense visualisation.

A première vue, l'ensemble paraît aussi embrouillé que notre esprit: un univers réticulaire où toute entité semble interconnectée. Mais il suffit de préciser nos attentes pour mieux s'y repérer: ainsi, il est possible de n'afficher que les pays, ou à l'inverse que les organisations. De même, les sunnites peuvent être masqués au profit des chiites, et vice-versa.

Un premier filtre qui s'affine d'autant plus grâce au second, qui permet de caractériser les relations.

S'affichent ainsi les liens de proximité, de «haine» ou carrément d'«amour». Vous vous demandez quelles sont les relations de la France avec le Moyen-Orient? Ou qui soutient l'Etat islamique? Il vous suffit de cliquer sur les intitulés pour les mettre au centre de cette galaxie.

Dans le cas de l'Etat islamique, la visualisation permet de se rendre compte que l'organisation djihadiste n'a aucun véritable soutien au Moyen-Orient. Mais avant tout des ennemis: Irak, rebelles syriens, Turquie, Qatar, Hamas et même Iran... tous s'opposent à ce groupe contre lequel les Etats-Unis, notamment accompagnés de la France, viennent de lancer une offensive.

En ce qui concerne notre pays, The Guardian précise qu'il a «des relations commerciales plutôt bonnes», notamment dans les domaines de l'armement et de l'énergie. On y voit ainsi ses liens avec le Liban, l'Inde, le Pakistan, ou Israël. De même, y figurent ses rapports complexes avec l'Iran ou la Turquie.

En revanche, cet exemple nous permet aussi de prendre conscience des limites de l'exercice: la France y est ainsi franchement présentée comme «ennemie» de la Syrie, alors que le pays, tout comme ses alliés, a refusé d'y intervenir malgré la guerre civile qui déchire le territoire depuis des mois.

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