Tech & internet

Même s'ils fascinent, les objets connectés vont avoir du mal à trouver des clients

Repéré par Léa Bucci, mis à jour le 24.09.2014 à 15 h 09

Repéré sur Quartz

 Robert Scoble via Flickr CC License by

Robert Scoble via Flickr CC License by

Dans un futur proche, on pourra surveiller sa cardio et lire ses textos en même temps que l’heure sur l’Apple Watch, ou demander à son four Smarthome d’établir le menu en fonction des ingrédients dans le réfrigérateur. Mais la multinationale IBM met en garde contre les barrières qui existent entre cet «Internet des objets» et ses futurs clients, rapporte Quartz.

D’abord, il faut convaincre le consommateur de l’intérêt de ces nouveaux produits. Pourquoi acheter un objet dont la seule qualité est d’être «connecté»? IBM note que les succès du marché sont ceux qui font preuve de créativité et de simplicité:

«Ils améliorent la fonctionnalité de base et l’expérience de l’utilisateur, et ne demandent pas d’inscription ou d’application à télécharger.»

Ensuite, les entreprises doivent trouver un moyen d’assurer la longévité des objets connectés. Si l’on est habitué à l’obsolescence programmée pour nos smartphones, on remplace beaucoup moins régulièrement l’électroménager, par exemple. Les fabricants devront donc assurer la mise à jour des logiciels et produire des correctifs, ce qui aura un coût pour l’entreprise sur un très long terme.

Pour inciter le client à troquer un objet contre son équivalent connecté, ce dernier doit être proposé à un prix raisonnable. Pour ne pas perdre au change, l’entreprise devra chercher d’autres sources de revenus, et trouver une manière de financer la maintenance et le service après-vente.

IBM affirme d’ailleurs que nombre de concepteurs de produits intelligents ont misé sur la vente des données de leurs utilisateurs aux annonceurs publicitaires, sans évaluer le travail derrière cette collecte. Sur le Wall Street Journal, l’homme d’affaires américain Ted Leonsis conseille:

«Les entreprises de l’Internet des objets devraient construire des bases de données de profils de consommateurs –pour pouvoir à la fois améliorer le produit ou le service et en tirer profit pour de futurs usages [...]
C’est important de prendre en considération quel espace de stockage des données est nécessaire et combien cela coûtera.»

Or le partage de ces données est une autre potentielle faiblesse de l'«Internet des objets». Le site Readwrite souligne la vulnérabilité nouvelle des produits:

«Les systèmes des appareils intelligents et connectés et les autres outils peuvent être attaqués ou déployés pour accéder à des données hautement sensibles [...] Le simple fait d’inonder les fréquences des réseaux sans fils peut les paralyser.»

Sans parler de piratage, parce qu’ils ouvrent l’accès aux données personnelles, les objets connectés peuvent se heurter à la méfiance des utilisateurs, que ceux-ci craignent la publicité ciblée ou l’espionnage de masse. IBM décrit le nouveau défi des concepteurs:

«Dans une époque post-Snowden, il est évident que la confiance dans l'Internet est terminée [...] la vie privée et l'anonymat doivent être intégrés au design en donnant aux utilisateurs le contrôle de leur propre vie privée [...] la sécurité à travers la transparence. Pour cela, un passage à l'open-souce est nécessaire.»

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l’utilisation de cookies pour réaliser des statistiques de visites, vous proposer des publicités adaptées à vos centres d’intérêt et nous suivre sur les réseaux sociaux. > Paramétrer > J'accepte