Science & santé

Des batteries liquides pour améliorer l'efficacité des énergies renouvelables

Repéré par Andréa Fradin, mis à jour le 23.09.2014 à 14 h 42

Repéré sur Nature, IFL science, BBC

Représentation de la batterie à métaux liquides. Couche inférieure: électrode positive;  couche intermédiaire: électrolyte et couche supérieure: électrode négative | MIT, Felice Frankel

Représentation de la batterie à métaux liquides. Couche inférieure: électrode positive; couche intermédiaire: électrolyte et couche supérieure: électrode négative | MIT, Felice Frankel

Le problème des énergies renouvelables, c'est qu'elles sont difficilement stockables. «Quand le vent souffle fort parfois, il met à notre disposition des capacités inutilisées, explique le professeur Ian Fells, spécialiste britannique de l'énergie, à la BBC. Si seulement on pouvait les mettre en réserve afin de s'en servir quand le vent ne souffle pas.»

Une équipe du Massachusetts Institute of Technology (MIT) a peut-être trouvé la solution: une batterie à base de métaux liquides. Les trois composants principaux de cette batterie, «électrode négative, électrode positive et, entre elles, électrolyte» sont en effet liquides, résume Nature, sur lequel les résultats de leur étude viennent d'être publiés.

Comme l'huile et l'eau, ces composants ne sont pas miscibles en raison de leur densité, et restent éloignés les un des autres. Pour former la structure suivante, décrite ici par le site I fucking love science:

«Deux couches de métal fondu (une électrode positive, une électrode négative) sont séparées par une couche de chlorure de sodium (soit du sel) qui agit comme électrolyte de la batterie –la couche par laquelle les particules chargées passent quand la baterrie est chargée et déchargée.»

Contrairement au modèle que cette même équipe avait réussi à développer par le passé, cette batterie nécessite des températures bien plus faibles pour fonctionner. De même, elle resterait à 85% de son efficacité initiale après dix années d'utilisation, à en croire un communiqué publié par les chercheurs sur le site du MIT. Bref, de quoi rendre le procédé attractif et efficace pour les filières d'énergies renouvelables. 

Le système n'est néanmoins pas parfait et peut encore être amélioré, poursuivent les scientifiques, qui s'y attellent. D'autres néanmoins pointent la faiblesse du système: sa température. «L'hémorragie d'énergie nécessaire pour garder les métaux dans leur état liquide diminue inévitablement l'efficacité de la batterie», écrit ainsi Nature en citant Jeff Dahn, qui effectue aussi des recherches sur les batteries à l'université d'Halifax, au Canada.

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