Monde

Khorasan, le groupe terroriste syrien qui pourrait s'en prendre à l'Occident

Repéré par Emeline Amétis, mis à jour le 22.09.2014 à 19 h 15

Repéré sur Quartz, Washington Post, PBS

Alep, en mars 2014. REUTERS/Hosam Katan

Alep, en mars 2014. REUTERS/Hosam Katan

Il y a un groupe terroriste syrien qui inquiète grandement les renseignements américains, et ce n'est pas Da'ech (ou Etat islamique ou Etat islamique en Irak et au Levant), relève The New York Times. Le nom de ce groupe jusque-là peu médiatisé: Khorasan.

Dans un article publié le 22 septembre, le site d’information Quartz indique l’origine du nom de l’organisation basée en Syrie, référence à un territoire qui inclut l’Afghanistan et l’Iran moderne. Si Khorasan est, comme Da'ech, issu d’al-Qaida, le groupe reste encore bien ancré dans sa hiérarchie et se consacre aux attaques terroristes sur le sol occidental, contrairement à Daech qui combat en Syrie.

Le leader de Khorasan, Muhsin al-Fadhli, serait impliqué dans les attentats du 11 septembre 2001. A l'époque, il n'avait que 19 ans, mais il ferait partie des quelques commandants d'al-Qaida qui étaient au courant des attentats, avec Ben Laden, souligne The Washington Post.

Le Washington Post affirme que le groupe affilié à al-Qaida «qui a conclu un partenariat avec des fabricants de bombes yéménites, veut un nouveau 11-Septembre».

Nicolas Rasmussen, directeur adjoint du Centre américain de lutte contre le terrorisme, expliquait déjà le 13 septembre:

«Les efforts répétés du groupe pour dissimuler des explosifs dans les avions montrent à quel point ils persévèrent à réaliser des attaques de grande envergure contre l’Occident, mais aussi leurs connaissances des systèmes de sécurité occidentaux et leurs efforts pour s’y adapter.»

D’après  The New York Times, Muhsin al-Fadhli travaille activement au côté d’une cellule de combattants afghans et pakistanais en Syrie. Ces derniers recrutent des extrémistes musulmans munis de passeports américains ou européens, partis faire le djihad, afin qu’ils puissent par la suite réaliser des attaques dans leurs pays d’origine.

Mais Quartz tempère:

« Les raisons pour lesquelles les responsables du renseignement national ont décidé de divulguer des informations à ce sujet ne sont pas très claires. Certains membres du gouvernement des Etats-Unis ont été accusés d’exagérer la menace que représente l’Etat islamique aux Etats-Unis, mais ces révélations sont un rappel que certains de ses confrères idéologiques sont toujours concentrés sur les attaques contre l’Occident.»

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