Santé / Monde

Ebola: une infographie pour voir en un coup d'oeil pourquoi l'épidémie actuelle est catastrophique

Temps de lecture : 2 min

Alors que la France vient de rapatrier son premier ressortissant affecté par le virus, l'Afrique tente, encore et toujours, de faire face à l'épidémie d'Ebola la plus terrible de l'histoire.

Débutée au début de l'année, supposée maîtrisée en avril avant de redoubler d'intensité en mai, cette épidémie a fait plus de victimes que toutes les autres combinées en 38 ans. Fin août, l’Organisation mondiale de la santé (OMS) évoquait ainsi «1.552 décès des suites de la maladie et 3.069 cas suspectés et avérés depuis l’hiver», rapportions nous il y a quelques jours.

Si vous avez du mal à vous représenter ces chiffres, ainsi que leur caractère dramatiquement exceptionnel, consultez l'infographie que le site Vox vient de réaliser (voir aussi au bas de l'article). Elle permet de comprendre en un coup d'oeil l'ampleur de l'épidémie actuelle.

On y voit que depuis 1976, Ebola a causé plusieurs centaines de morts dans les pays d'Afrique de l'Ouest, sans toutefois dépasser ce bilan. Et sans jamais sortir, ou presque, des frontières du pays où est apparu le premier porteur du virus.

Aujourd'hui, le décompte des victimes s'élève à plus de 2.600 morts, à en croire des chiffres de l'OMS du 18 septembre. Soit six fois plus que le bilan passé le plus sévère, en 1976 au Soudan, lors de la première détection de la fièvre hémorragique.

Plus encore, l'épidémine ne concerne plus ici un ou deux pays africains, mais six: le Sierra Leone, le Liberia, la Guinée, le Sénégal, le Nigeria et le Congo.

De quoi nous remettre en tête que si Ebola n'est pas, comme certains amateurs de théories sensationnalistes aiment à le prétendre, aux portes de l'Europe et de l'ensemble des pays du monde, la maladie n'en reste pas moins extrêmement préoccupante pour l'Afrique. Et mérite à ce titre de s'interroger sur la manière dont la communauté internationale se saisit du sujet pour venir en aide au continent africain.

Pour rappel, les Etats-Unis viennent d'annoncer l’envoi de 3.000 militaires. Quant à la France, elle apparaît comme «paralysée», écrivait notre spécialiste santé Jean-Yves Nau il y a quelques jours.

Le pays a néanmoins promis, via l'intermédiaire d'un communiqué de la ministre de la Santé, Marisol Touraine, et du ministre des Affaires Etrangères, Laurent Fabius, un renforcement des «moyens matériels et humains déjà mis à disposition ou en cours d'acheminement (personnels de santé, équipements, prise en charge de centres de traitement...)».

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