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Twitpic annonce qu'il ne fermera pas... mais nous rappelle la fragilité des services qu'on utilise sur Internet

Repéré par Andréa Fradin, mis à jour le 19.09.2014 à 13 h 58

Repéré sur The Verge, Wired, L'Expansion

Logo de Twitpic

Logo de Twitpic

Twitpic ne fermera pas. Deux semaines après avoir annoncé sa fin en raison d'un contentieux avec Twitter, l'hébergeur d'images associé (mais non affilié) au site de micro-blogging vient de faire volte-face, comme le rapporte The Verge. «Nous sommes heureux d'annoncer que vous avons été rachetés et que Twitpic vivra, a ainsi annoncé le service par un tweet (non, ce n'est pas une blague), ce 18 septembre.

Mais mort, vivant, ou en sursis, l'histoire de Twitpic nous rappelle une fois encore à quel point nous sommes dépendants, sur le web, de services foncièrement «fragiles», pour citer Wired. Nos photos, nos documents de travail, nos mails, et j'en passe, sont déposés entre les mains de sociétés qui peuvent être poussées à disparaître. Et dans le cas de Twitpic, comme dans d'autres, cela constitue une part de notre histoire collective, comme le rappelle Wired:

«Des révolutions politiques comme le Printemps arabe, aux évenements sportifs en passant par les fêtes d'anniversaire, Twitpic héberge des archives d'images riches qui documentent notre culture et, oui, aussi, l'histoire.»

Or quand ces bouts de mémoire disparaissent, il n'y a pas forcément moyen de les collecter en amont.

Dans le cas de Twitpic, l'annonce de sa fin imminente, initialement prévue ce 25 septembre, a posé la question de la récupération des photos stockées sur les serveurs de ce service. Et la réponse n'avait rien d'évident.

Si Twitpic assurait, comme l'écrivait alors l'Expansion, qu'un moyen «de récupérer toutes [les] photos et vidéos mises en ligne sur le site» serait prochainement mis en place, dans les faits, le service s'est opposé, sans que l'on sache bien pourquoi, aux efforts des internautes qui ont tenté de s'organiser pour effectuer une sauvegarde. C'est par exemple le cas de l'Archive Team, qui alimente notamment le très utile archive.org, avancent Wired et Geek Wire.

De même, quand les services web disparaissent, se pose aussi la question, certes moins cruciale mais tenant parfois à coeur de certains internautes, de l'alternative. Rappelez-vous de Google Reader et de sa fermeture, qui a provoqué un mini-psychodrame sur Internet.

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