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Le référendum écossais a ranimé la flamme des indépendentistes québecois

Temps de lecture : 2 min

Les dirigeants du Parti québecois au soir de leur défaite aux élections. REUTERS/Christinne Muschi.
Les dirigeants du Parti québecois au soir de leur défaite aux élections. REUTERS/Christinne Muschi.

«Gagnant ou perdant, le mouvement en faveur de l’indépendance écossaise est déjà devenu une source d’inspiration pour les sécessionnistes québecois», écrivait le magazine canadien anglophone Maclean's avant le référendum du 18 septembre en Ecosse. Celui-ci s’est donc soldé par la victoire du «non» à l'indépendance, mais les partisans de celle du Québec y voient une victoire pour leur propre cause.

Avant le vote, Alexandre Cloutier, un des dirigeants du Parti québecois, avait expliqué au magazine que même une courte défaite du «oui» serait vue par lui comme une victoire car elle refléterait un espoir possible, le «oui» étant donné très bas dans les sondages il y a encore quelques semaines:

«Regardez la progression du camp du "oui" dans les six derniers mois, elle montre qu'il est possible de monter de 30% à 50% dans un laps de temps relativement court.»

Le Parti québecois, qui se cherche actuellement un nouveau leader après avoir essuyé une lourde défaite lors des dernières élections générales, avait plusieurs représentants sur le terrain pendant la campagne. Ce qui a suscité une réponse sèche du Premier ministre québecois Philippe Couillard (issu du Parti libéral, favorable au maintien du Québec dans le Canada), qui s’est interrogé sur les «priorités» des députés de l'opposition, alors que l'Assemblée nationale de la province est en session.

En revanche, l'analyse selon laquelle le Canada doit tirer des leçons de la défaite relativement courte du «oui» en Ecosse n'est pas présente que chez les souverainistes. Dans un entretien à Radio-Canada, le fédéraliste Stéphane Dion a déclaré que la remontée spectaculaire du «oui» lui rappelait celle qui avait eu lieu lors du référendum sur l'indépendance du Québec en 1995, qui s'était soldé par une victoire à l'arraché du «non» (50,58%):

«Les deux cas montrent qu'on peut gagner un référendum tout en perdant la campagne. Le "non" avait un bel écart au départ en 1995, mais qui a fondu par la suite. Dans les deux cas, le camp du "non" a commis la même erreur, qui a été de laisser les autres définir le débat comme étant un choix entre la fierté et la peur, entre la fierté et la crainte du risque. Si on accepte que le débat soit défini comme ça, beaucoup d'électeurs qui penchaient pour le "non" disent "Je vais leur montrer que je suis fier, moi aussi" et votent "oui".»

Les derniers sondages sur le sujet faisaient état d'un fort soutien au maintien du Québec dans le Canada, notamment chez les jeunes.

Slate.fr

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