Histoire / Économie

De tourneur de broche à pousseur dans le métro de Tokyo, petite sélection des pires métiers à travers l’histoire

Temps de lecture : 2 min

Des «pousseurs» du métro de Tokyo. REUTERS/Kim Kyung-Hoon.
Des «pousseurs» du métro de Tokyo. REUTERS/Kim Kyung-Hoon.

La revue Lapham’s Quarterly a publié une infographie recensant les métiers les plus dangereux, dégoûtants, pénibles et ennuyeux de l’histoire.

Vers l’an 900, chez les Vikings en Ecosse, on pouvait être cueilleur d’œufs, un emploi qui consistait à escalader des falaises à pic pour voler des œufs directement dans les nids d’oiseaux. En bonus, les cordes utilisées pour grimper étaient faites d’orties.

Près d’un siècle plus tard, à Edimbourg, toujours en Ecosse, certains habitants tentaient de gagner leur vie en déterrant des corps dans les cimetières pour les vendre à des étudiants en médecine.

En France, pendant la même période, on pouvait être loueuse de sangsues, ce qui impliquait d'aller dans un étang ou un cours d'eau infesté et de se laisser sucer le sang par ces vampires aquatiques, pour ensuite les revendre à des pharmaciens.

Au XIVe siècle, une autre occupation féminine, patronne de pub, pouvait s'avérer assez dangereuse. Si la bière ou la nourriture était mauvaise, ces femmes pouvaient écoper d'amendes ou être jetées dans des rivières à l'aide d'un bizarre instrument punitif (le «coupable» était ligoté sur une chaise attachée au bout d'une poutre de bois, et lâché plusieurs fois dans l'eau) .

Dans la catégorie répétitif et monotone, on trouve les tourneurs de broche qui, pendant la Renaissance, avaient pour unique fonction de faire tourner des centaines de rôtis de porc, mouton et boeuf pour des banquets de plus de mille personnes.

Plus humiliant, lorsque l'Inde faisait partie de l'Empire britannique, le punkah wallah était un serviteur qui passait sa journée à faire bouger un grand éventail, une sorte de ventilateur humain.

Pour le XXIe siècle, les éditeurs de la revue ont choisi, assez arbitrairement, les pousseurs du métro de Tokyo, qui aident les voyageurs à rentrer dans des rames remplies à l'extrême, et les ouvriers chinois qui gagnent 60 centimes de l'heure et vivent dans leur usine. Dans la catégorie «plus flexible mais encore moins bien payé», il y a les récolteurs de monnaie virtuelle pour le jeu World of Warcraft, qui revendent leur «or» à d'autres joueurs et gagnent environ 25 centimes de l'heure.

Evidemment, de nombreux emplois atrocement dangereux et plus communs (mineur, par exemple) ont été oubliés. La liste pourrait être beaucoup plus longue.

Slate.fr

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