Allemagne

L'Allemagne a désormais un magazine pour les gens qui détestent les chiens

Repéré par Claire Levenson, mis à jour le 18.09.2014 à 8 h 09

Repéré sur The Wall Street Journal, Der Spiegel

Détail de la couverture du mois d'avril de «Kot & Köter».

Détail de la couverture du mois d'avril de «Kot & Köter».

En Allemagne, les passionnés de la vie canine ont le choix entre une douzaine de magazines spécialisés. Mais pour ceux qui, au contraire, ne supportent pas les chiens, l'offre éditoriale était jusqu'ici inexistante. 

Un journaliste de 67 ans vient de combler ce vide. Suite à une opération de crowdfunding qui lui a permis de récolter 7.000 euros, Wulf Beleites a inauguré la revue satirique Kot & Köter, que l'on pourrait traduire par «Caca & Cabot». Le premier numéro de ce «magazine pour les anti-chiens» est sorti en avril, et s'est vendu à près de 2.000 exemplaires. Le deuxième numéro vient de sortir en septembre, et le but de l'éditeur est d'en publier quatre par an.

On y trouve des poèmes sur les crottes dans les parcs, la critique gastronomique fictionnelle d'un restaurant pour chiens, ainsi qu'une rubrique conseil avec des titres comme: «Comment bien abandonner son chien. Nous avons testé les meilleures aires d'autoroute». Le magazine a aussi un site internet, mais les articles n'y sont pas disponibles gratuitement.

Cette aventure journalistique a débuté à Hambourg en 1992 par une discussion alcoolisée au cours de laquelle Beleites et ses confrères se sont amusés à lancer les pires idées de magazines possibles. Ils ont trouvé que le nom Kot & Köter était particulièrement amusant, et Beleites l'a fait enregistré en tant que marque déposée. 

A partir de là, de nombreux journalistes ont cru à l'existence du magazine et, de 1992 à 1998, Beleites s'est retrouvé invité dans 18 émissions de télévision et radio locales. A chaque fois, il a joué le rôle du méchant rédacteur en chef qui hait les chiens (alors qu'en réalité, il est plutôt modéré dans son manque d'intérêt pour les toutous). Ensuite, tout le monde s'est lassé de cette mise en scène, et il n'a plus été question de «Caca & Cabot». 

C'est en 2013 que Beleites a songé à ranimer la publication, suite à plusieurs conversations avec des amis journalistes fauchés. Un an plus tard, il se retrouvait en une du Wall Street Journal, en train de lire le premier numéro de «Caca & Cabot» contre un arbre, avec un petit chien blanc en arrière-plan. Une véritable consécration.

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