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Selon Edward Snowden, les services de renseignement néo-zélandais surveillent secrètement le pays

Repéré par Fanny Arlandis, mis à jour le 15.09.2014 à 14 h 56

Repéré sur The Intercept, The Guardian

Le premier ministre de Nouvelle-Zélande, John Key, à Sydney, en février 2014. REUTERS/Brendon Thorne/Pool.

Le premier ministre de Nouvelle-Zélande, John Key, à Sydney, en février 2014. REUTERS/Brendon Thorne/Pool.

Le Bureau de la sécurité des communications du gouvernement (GCSB), les services de renseignement néo-zélandais, a travaillé sur un programme de surveillance et de collecte de métadonnées provenant de communications des citoyens, apprend-on dans des documents fournis par Edward Snowden et relayés, lundi 15 septembre, par The Intercept

«Arbalète», la première étape du programme, lancé à priori en 2012 avec l'aide de la NSA, a eu pour but d'installer secrètement des câbles pour surveiller les communications effectuées par Internet entre la Nouvelle-Zélande et le reste du monde. Dans une seconde phase du projet, une sonde a été intégrée à ces câbles pour recueillir des métadonnées et extraire des dates, des heures, les expéditeurs et les destinataires des e-mails ainsi que des numéros de téléphone. 

Le gouvernement a ensuite travaillé en secret pour exploiter une loi qui devait permettre de donner la possibilité aux services de renseignement d'espionner les citoyens néozélandais en toute légalité. En 2013, lorsque le projet de loi a été déposé, de nombreuses manifestations de protestation ont eu lieu.

Le Premier ministre John Key niait alors fermement le fait que cette loi permettait de collecter des métadonnées sur les citoyens. Selon The Intercept, il aurait promis de démissionner s'il était prouvé que les services de renseignement étaient engagés dans une surveillance de masse, avant de s'engager à déclassifier des documents secrets pour démontrer qu'aucune surveillance de la sorte n'avait été mise en place.

Le gouvernement néo-zélandais se trouve actuellement dans une position très inconfortable à l'aube des élections législatives, prévues le 20 septembre.

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