Culture

Rectif: les DJ ne font pas exprès de se tromper pour prouver qu'ils savent mixer

Repéré par Slate.fr, mis à jour le 10.09.2014 à 13 h 05

Repéré sur wundergroundmusic

«Ricardo Villalobos and Luciano!» par Amnesia Ibiza | FlickR licence cc by

«Ricardo Villalobos and Luciano!» par Amnesia Ibiza | FlickR licence cc by

Note à nos lecteurs: nous nous sommes fait avoir: Wunderground Music est, comme vous avez été quelques-uns à nous le signaler en commentaires, un «Gorafi» de la musique, c'est-à-dire un site satirique, comme The Onion. Ce qui suit est donc faux, mais assez délicieux pour vous le laisser à disposition. Toutes nos excuses.

Il y aurait une nouvelle tendance dans le monde de la musique électronique. A en croire le site Wunderground music, les DJ feraient en effet exprès d'introduire des erreurs dans leurs sets dans le but de prouver... qu'ils savent bel et bien mixer.

Si l'idée peut sembler contradictoire, certains DJ penseraient à l'inverse que foirer volontairement, et à la marge, leurs performances constituerait la preuve ultime qu'ils «mixent les morceaux eux-mêmes au lieu d'utiliser le bouton sync», qui sert à synchroniser les sons qu'ils souhaitent enchaîner.

Cette subtilité étonnante ravive en réalité un vieux débat qui agite la musique électronique: est-on un véritable DJ si l'on préfère les CD aux vinyles? Ou pire, un ordinateur et une tablette de mixage? Ou pire que pire pour certains, un logiciel de DJing rudimentaire?

Plusieurs écoles s'affrontent sur ce point, à tel point que des DJ, comme DJ Whopper, qui se confie à Wunderground music, préfèrent «passer plus de temps à faire des erreurs [dans leur mix] que de vraiment mixer», afin d'attester de leur légitimité. Alors même que ce dernier explique avoir débuté sur vinyle, avant de basculer, comme beaucoup d'autres, sur des formats numériques «plus pratiques». L'objectif est d'éviter d'être assimilé à ces DJ –on en a tous en tête–, pris en flagrant délit de mix accompli sur matériel débranché.

Le miss-mixing n'est néanmoins pas toujours volontaire, et peut être parfois bien pratique pour dissumuler une absorption trop conséquente de substances illicites, ou tout simplement l'incompétence. Le fameux Ricardo Villalobos, explique ainsi sur Wunderground music:

«Je pratique le miss-mixing depuis des années maintenant. La plupart du temps, parce que j'oublie où je me trouve, ou ce que je suis en train de faire, parce que j'ai pris beaucoup trop de choses, mais je l'ai aussi fait intentionnellement une ou deux fois.»

Vinyle, CD, mixette, logiciel, simple ordinateur, ou même téléphone: si ces supports ne mobilisent de loin pas la même compétence technique, l'art de savoir détecter, avec talent, les bons morceaux, à passer au bon moment, reste indispensable. Et les habitués de soirées vous le diront: un mauvais «DJ» ratera aussi ses enchaînements sur Virtual DJ et iTunes.

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