Monde

Le parlement libyen est réfugié sur un ferry

Repéré par Fanny Arlandis, mis à jour le 10.09.2014 à 10 h 23

Repéré sur The Guardian

Un soldat de l'armée libyenne en octobre 2013. REUTERS/Esam Omran Al-Fetori

Un soldat de l'armée libyenne en octobre 2013. REUTERS/Esam Omran Al-Fetori

Le parlement libyen a fui la guerre civile pour se réfugier sur un ferry grec, le Elyros, amarré à Tobrouk, une ville de l'est de la Libye. Ce bateau, explique The Guardian, est tout «ce qui reste de la souveraineté de la Libye». En effet, de nombreuses villes du pays, comme la capitale, Tripoli, et une partie de Benghazi sont aux mains des islamistes. Derna, une ville proche de la mer, a même été déclarée califat islamique. 

Le gouvernement dispose toujours de ressources et les forces des islamistes diminuent après des semaines de combats. Mais le temps presse, le conflit en Libye s'annonce comme une guerre régionale «le Qatar [soutient] les islamistes, les Emirats Arabes Unis les nationalistes», explique le journal britannique. Ainsi, il faudra unir les tribus et persuader certains islamistes de mettre un terme à leur boycott du parlement, ce qui permettra ensuite de «déterminer si l'expérience démocratique de trois ans en Libye réussit ou échoue».

Mais la crédibilité des membres du parlement est faible, censés être 200, il ne sont en réalité plus que 115: les conséquences du boycott, de l'intimidation et des problèmes logistiques. 

The Guardian conclut: 

«Sans les moyens pour contre-attaquer [les islamistes], ou bien le signe d'un soutien international, le parlement libyen s'accorche à Tobrouk, ses yeux sur le Elyros, se demandant s'il va finir par être moins sur un bateau flottant que sur un canot de sauvetage.»

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