Tech & internetMonde

#BringBackGoodluck2015: au Nigéria, le détournement du slogan #BringBackOurGirls passe mal

Repéré par Claire Levenson, mis à jour le 10.09.2014 à 12 h 23

Repéré sur The Washington Post

REUTERS/Yves Herman.

REUTERS/Yves Herman.

A la suite de l’enlèvement de plus de 200 jeunes filles par les islamistes de Boko Haram au Nigéria, une campagne médiatique a émergé en avril pour tenter de les sauver, avec un hashtag devenu mondialement célèbre, #BringBackOurGirls.

Plusieurs mois après, les écolières sont toujours en captivité, mais contre toute attente, ce slogan vient être recyclé pour la campagne de réélection du président nigérian, Goodluck Jonathan.

A Abuja, la capitale, de grandes pancartes sont apparues avec une photo du président en polo rayé au-dessus du hashtag #BringBackGoodluck2015. On ne sait pas si le président approuve officiellement cette formulation, mais il ne l’a pour l’instant pas désavouée.

Le journaliste du Washington Post Ishan Tharoor rappelle que ce choix de mots est d’autant plus absurde qu’au Nigéria, le hashtag #BringBackOurGirls était très politisé, de nombreux Nigérians l'ayant utilisé pour critiquer le gouvernement actuel, notamment pour sa corruption et le manque de réformes, mais aussi son incapacité à libérer les jeunes filles. 

Pour l’instant, la réutilisation du slogan passe assez mal. La plupart de ses mentions sur Twitter sont négatives, avec de nombreux internautes qui soulignent l’indécence du choix de mots.

Cet été, après le kidnapping de trois jeunes Israéliens, une campagne Twitter #BringBackOurBoys avait été lancée, et comme cette toute dernière adaptation, l'idée de réutiliser la formulation originale dans un contexte différent avait été vivement critiquée.

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l’utilisation de cookies pour réaliser des statistiques de visites, vous proposer des publicités adaptées à vos centres d’intérêt et nous suivre sur les réseaux sociaux. > Paramétrer > J'accepte