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Pourquoi Apple s'est converti aux grands iPhones

Repéré par Jean-Marie Pottier, mis à jour le 09.09.2014 à 23 h 35

Repéré sur Slate.com, Bloomberg BusinesssWeek, CNN, MarketWatch

Lors de la keynote d'Apple, le 9 septembre 2014. REUTERS/Stephen Lam.

Lors de la keynote d'Apple, le 9 septembre 2014. REUTERS/Stephen Lam.

«Vous ne pouvez recouvrir l'écran d'une seule main. Personne ne va acheter cela.»

Cette petite phrase prononcée par Steve Jobs en 2010 à propos des grands téléphones de type Google Android, qu'il avait qualifiés ironiquement de «Hummers» en référence aux 4x4, a pas mal été reprise ces dernières heures. En cause, le lancement par Apple, ce mardi 9 septembre, de l'iPhone 6 (11,9 cm de diagonale) et de l'iPhone 6 plus (14 cm), la taille de ce dernier le rapprochant, note Slate.com, des «phablettes», les smartphones à écran géant.

Apple s'est donc converti à une tendance bien établie chez certains de ses concurrents. Et ce n'est pas la première fois, note BloombergBusinessweek, qu'il va contre les premières intuitions de Steve Jobs, qui s'était par exemple montré très sceptique envers les tablettes de taille réduite. Sur ses nouveaux appareils, le fabricant a néanmoins prévu une fonctionnalité (une double pression sur le bouton «Home») permettant de diminuer la taille de l'affichage pour pouvoir toucher facilement tous les boutons d'une seule main.

Selon J.P. Gowndner, analyste chez Forrester Research, cité par CNN, cette évolution répond à celle des usages des consommateurs:

«Au fur et à mesure que nos vies numériques deviennent plus riches, nous passons beaucoup moins de temps à parler dans nos téléphones et beaucoup plus à les utiliser comme outils –pour communiquer, mais aussi payer nos factures, trouver le distributeur de billets le plus proche, regarder les résultats sportifs, prendre des photos, se repérer en ville et d'autres activités.»

«Vous pouvez élaborer toutes les merveilles technologiques que vous voulez, mais quand on en arrive à la taille de l'écran, plus c'est grand, mieux c'est», résume Will Oremus de Slate.com.

Cette stratégie a néanmoins ses failles. Selon Mark Spoonauer, rédacteur en chef de Laptop Mag, et Neil Mawston, analyste chez Strategy Analytics, cités par le site MarketWatch, un iPhone plus grand pourrait affecter les ventes d'iPad, notamment sur le segment de l'iPad mini. D'où l'idée du consultant high-tech Jeff Kagan, selon qui le téléphone idéal pourrait se contracter à la taille d'un smartphone et s'agrandir à celle d'une tablette à la volonté du consommateur:

«Mais bon, aucune entreprise n'a inventé cela pour l'instant.»

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