Santé

Une chercheuse recommande le dépistage génétique du risque de cancer du sein après 30 ans

Temps de lecture : 2 min

REUTERS/Éric Gaillard.
REUTERS/Éric Gaillard.

Toutes les femmes de plus de 30 ans devraient faire un test génétique pour voir si elles sont porteuses d'une mutation génétique qui prédispose au cancer du sein et des ovaires, selon un article de la généticienne américaine Mary-Claire King.

King, qui vient d'être récompensée par le prestigieux prix médical Lasker, avait découvert dans les années 1990 le gène BRCA1, dont une des mutations augmente fortement le risque de cancer du sein.

Actuellement, les médecins proposent ces test génétiques, soit aux femmes déjà atteintes d’un cancer, soit à celles qui ont des antécédents familiaux lourds, avec plusieurs membres de la famille atteints de cancer du sein ou des ovaires. Mais pour King, cette approche est inefficace, car environ la moitié des femmes porteuses de ces mutations n’ont aucun antécédent familial.

Si ce genre de dépistage n’était jusqu’ici pas proposé à toutes, c’est aussi parce qu’aucune étude ne prouvait la dangerosité des mutations des gènes BRCA1 et BRCA2 pour les femmes sans antécédents familiaux.

Or, dans un autre article récent, King et ses collègues ont identifié plus de 400 femmes porteuses de cette mutation qui n'avaient pourtant pas d'antécédents familiaux, et il s’avère qu’elles avaient les mêmes risques élevés de developper des cancers du sein et des ovaires.

Une fois qu'elles connaissent les résultats de ces tests, les femmes peuvent choisir plusieurs formes de prévention, notamment l’ablation des ovaires ou des seins (comme Angelina Jolie), ou un suivi très régulier (avec IRM et mammographies).

Certains experts ont réagi à la proposition de King en affirmant qu’il faudrait probablement d'autres études pour s'assurer que ces femmes sans antécédents familiaux ont bien un risque plus élevé.

King estime qu’aux Etats-Unis, ce dépistage pour toutes permettrait de repérer entre 250.000 et 400.000 femmes porteuses de mutations nocives dans les gènes BRCA1 ou BRCA2. Entre 90 et 95% des cancers du sein ne sont pas d’origine génétique, mais pour les femmes porteuses de la mutation sur BRCA1 et BRCA2, entre 45 et 65% auront un cancer du sein avant 70 ans.

Slate.fr

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