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Le record d'impopularité de Hollande n'est pas le chiffre le plus effrayant du dernier baromètre politique

Le baromètre des partis TNS-Sofres de septembre 2014.

Le baromètre des partis TNS-Sofres de septembre 2014.

Il s'agit plutôt de la cote de popularité des différents partis: pour la première fois, aucun ne dépasse les 30%.

La dernière vague du baromètre politique TNS-Sofres de septembre 2014 indique une nette dégradation de l’opinion que se font les Français du couple exécutif. Réalisée au lendemain du remaniement forcé et pendant l'université d'été du PS, elle enregistre sans surprise les conséquences de la crise gouvernementale de la rentrée –et encore le sondage a-t-il été réalisé avant l'annonce de la parution du livre de l'ancienne compagne du président de la République, Valérie Trierweiler.

Ils ne sont plus que 13% (5 points de moins qu’en juillet) à faire confiance à François Hollande, un record sous la Ve République, et la défiance augmente surtout à gauche (34% lui font encore confiance, soit 8 points de moins). Manuel Valls conserve quant à lui une cote de confiance, presque honorable en comparaison, de 30% dans l'ensemble de l'échantillon, mais sa pente est plus vertigineuse (moins 14 points en deux mois) et se fait sentir à droite comme à gauche.

Sans atteindre la même ampleur, ce phénomène se vérifie aussi dans le dernier sondage CSA-Les Echos, où François Hollande passe pour la première fois sous les 20% de popularité, à 19%, et Manuel Valls à 31%.

Cependant, comme le note le directeur de l'unité Stratégies d'opinion de TNS-Sofres, Emmanuel Rivière, le résultat le plus notable de cette vague de sondage ne concerne peut-être pas le couple exécutif.

Aucun parti n’obtient de la part des sondés un niveau supérieur à 30% de confiance, un plancher historiquement bas. Les trois principaux partis français en nombre de voix, le PS, l'UMP et le FN, sont dans une fourchette allant de 21% à 27%.

À titre de comparaison, l'UMP était passée sous les 30% à la fin du bail à Matignon de Jean-Pierre Raffarin, mais le PS et les écologistes évoluaient alors autour de 55%. Et en juin 2009, quand le PS avait à son tour touché les 30% au lendemain d'un score très mauvais aux européennes, l'UMP était à 40% et Europe Écologie-Les Verts, symbole d'une alternative potentielle à gauche, à 67%! Par contraste, la situation apparaît aujourd'hui désastreuse pour tout le monde: si François Hollande va très mal, tous ceux qui pourraient un jour lui succéder ne vont pas très bien non plus...

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