Monde

En Syrie et en Irak, l'État islamique décapite des centaines de personnes toutes les semaines

Temps de lecture : 2 min

Des proches du soldat libanais Ali al-Sayyed, qui a été décapité par l'Etat islamique à Arsal, lors de ses funérailles à Qalamoun, le 3 septembre. REUTERS/Omar Ibrahim.
Des proches du soldat libanais Ali al-Sayyed, qui a été décapité par l'Etat islamique à Arsal, lors de ses funérailles à Qalamoun, le 3 septembre. REUTERS/Omar Ibrahim.

Deux semaines après la mort du journaliste James Foley, l'Etat islamique a annoncé, mardi 2 septembre, avoir décapité un second journaliste, son collègue Steven Sotloff.

Tout en dénonçant cette atrocité, de nombreux internautes ont également souligné que ces assassinats devaient être replacés dans un contexte trop souvent oublié. L'Etat islamique torture, ampute, crucifie ou décapite des centaines de personnes toutes les semaines en Irak et en Syrie.

«Nous devons tous nous souvenir que l'État islamique assassine régulièrement des centaines [de personnes] en Syrie et en Irak, ce ne sont pas [des cas] uniques.»

Début août, de nombreux Yézidis en Irak ont été décapités et des milliers de personnes ont du fuir dans les montagnes. Le 11 août, un Australien parti combattre en Syrie tweetait une photographie de son fils tenant dans ses mains la tête d'un homme.

Selon l'Observatoire syrien des droits de l'homme, l'Etat islamique a massacré 700 membres d'une tribu dans la province de Deir-al-Zor durant les deux dernières semaines d'août. La plupart d'entre eux ont été décapités.

Pour célébrer la prise de l'aéroport de Tabqa en Syrie, le 24 août, les combattants du groupe terroriste ont exposé dans la ville de Raqqa les têtes coupées des soldats de Bachar al-Assad tués dans la bataille. Depuis des mois, l'Etat islamique expose les corps et les têtes de ses victimes (combattants, civils et minorités) dans les rues irakiennes et syriennes.

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