Science & santé

Vous avez 20 millions d'acariens sur le visage

Repéré par Julien Jégo, mis à jour le 31.08.2014 à 9 h 25

Repéré sur Wired, National Geographic

Demodex whole mite | Wikimedia Commons

Demodex whole mite | Wikimedia Commons

Votre visage est beaucoup plus vivant que vous ne le pensez. Wired rapporte des études menées par l'Université de Caroline du Nord qui montre que nos visages sont remplis d'acariens. Alors non n'essayez pas de les trouver en vous regardant de près dans un miroir, ils font environ 0,3 millimètres et nous en avons plus de 20 millions.

On sait depuis longtemps que des petites bêtes ont élu domicile sur notre visage. Les première traces d'une telle découverte date de 1841. Mais depuis on en sait beaucoup plus sur ces compagnons.

Les chercheurs de Caroline du Nord ont effectué de nombreux prélèvements sur des volontaires, enfants et adultes, dans le cadre de leur projet Your Wild Life. Ils s'étaient déjà intéressés au bouillon de culture qui se trouve dans notre nombril. Ils ont trouvé deux types d'acariens différents, la demodex brevis qui se loge dans les glandes sébacées et la demodex folliculorum qui se loge au creux de nos cheveux et poils et qui n'hésite pas à venir faire un tour sur notre visage. On ne sait pas trop comment elles se nourrissent mais il leur arrive de s'accoupler sur notre front.

Vidéo d'obersvation d'une mite demodex | Your Wild Life Project

Ces acariens n'ont pas de frontières, ils ont été trouvées sur des visages des cinq continents. Chez les adultes, 100% des personnes testées en possédaient tandis que chez les enfants, ce chiffre descend à 70%. Il semble donc qu'ils s'installent petit à petit sur notre corps au grès de nos contacts physiques. Mais il ne sert à rien de se laver le visage et les cheveux au grattant de l'éponge, l'activité de ces squatteurs n'auraient rien de nocif, ils ne rejettent même pas de déchets. Cependant ils pourraient avoir un rôle dans le développement de la rosacée.

Ce qui intéresse aujourd'hui ces scientifiques c'est que ces deux espèces d'acariens semblent avoir évolué différemment suivant leur position géographique. Ainsi ces modifications génétiques pourraient trouver une résonance dans nos propres mutations. Les chercheurs cherchent dorénavant à trouver les relations génétiques qui peuvent exister entre nous et eux.

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