Sept choses que vous ne savez (peut-être) pas sur Emmanuel Macron, nouveau ministre de l'Économie

Emmanuel Macron, le 1er octobre 2013. REUTERS/Philippe Wojazer.

Emmanuel Macron, le 1er octobre 2013. REUTERS/Philippe Wojazer.

Emmanuel Macron, le nouveau ministre de l'Économie, qui remplace le turbulent Arnaud Montebourg, a été nommé en pleine cohérence avec la ligne du président de la République, puisque cet ancien secrétaire général adjoint de l'Élysée (il venait juste de quitter son poste en juillet) était le père du pacte de responsabilité. Cela, vous le savez probablement, mais sachez aussi les quelques points suivants...

1.C'est un passionné de philosophie

Emmanuel Macron a fait son DEA de philosophie sur l'intérêt général, en rapport avec la philosophie du droit de Hegel, avant de devenir l'assistant de Paul Ricoeur, l'un des plus passionnants philosophes français du XXe siècle. 

2.Il est jeune

A 36 ans, le nouveau ministre de l'Economie est le plus jeune à ce poste depuis Valéry Giscard d'Estaing, dont François Mauriac écrivait à l'époque: «Nous le voyons avec plaisir sous notre nez, retoucher, jour après jour, le personnage du plus jeune ministre des Finances qu'il a été et du plus jeune président de la République qu'il sera, s'il plaît à Dieu et s'il n'y a pas d'accident de parcours.» VGE avait alors exactement le même âge que Macron: 36 ans. Macron dont un ami disait à Libération: «Je suis sûr qu’au fond de lui, il rêve de devenir président de la République.»

3.Il fait partie de la nouvelle promo Voltaire

C'est la promo Léopold Sédar Senghor (2004) de l'ENA, que Le Monde qualifiait en 2013 de «"cuvée" d'exception». Le quotidien expliquait: 

«Cinq d'entre eux sont directeurs de cabinet, fonction stratégique d'un ministère, quatre sont directeurs adjoints, six sont conseillers, les deux derniers sont à Matignon et à l'Elysée. Autant d'énarques d'une même promotion au service d'un gouvernement: un phénomène peu commun, de l'aveu même de l'association des anciens élèves. Qui rappelle la fameuse promo Voltaire de Hollande, Royal, Sapin et Villepin, sortie en 1980.»

Le Monde évoquait Macron comme la figure de proue de cette promo.

4.Il a épousé sa prof de français de lycée

«Un jour, il m’a confié que les jeunes l’ennuyaient», avait raconté à Libération un camarade de Macron. Son condisciple a épousé une femme de vingt ans de plus que lui qu'il avait rencontré alors qu'il était élève à Henri IV: sa professeure de français. 

Dans un article de 2013, l'Express expliquait:

«Quand il dit qu'il va rejoindre ses petits-enfants en week-end, le trentenaire ne parle pas de ses enfants en bas âge, mais bien de ses petits-enfants. En réalité, ceux de sa femme, [...] mère de trois grands adultes. Cette professeure de français enseigne dans une institution religieuse réputée de la capitale. "Elle est de ces profs dont les élèves se souviennent longtemps, parce qu'elle leur a donné le goût de la littérature", relate l'un de ses collègues.» 

5.Il est mélomane

Emmanuel Macron est un «pianiste émérite (3e prix du conservatoire d'Amiens)», dit le Nouvel Observateur; il est «fana d’opéra», selon Libération. 

6.Il est très aisé

En 2012, dans un article qui lui était consacré, le Nouvel Observateur le qualifiait de «millionnaire». Avant de travailler dans le public, Macron travaillait dans la banque, chez Rothschild, où son salaire était dix fois supérieur à celui qu'il a ensuite touché en entrant comme conseiller à l'Elysée, selon l'Obs.

Un conseiller de l'Elysée avait rapporté à l'Express être tombé sur l'imprimé fiscal du nouveau ministre, qui traînait sur la table, faisant figurer le montant du tiers provisionnel dû: «Une somme à six chiffres!». L'hebdomadaire précisait: «Macron n'est pas resté assez longtemps chez Rothschild pour devenir riche à millions, mais il a très bien gagné sa vie en 2011 et pour les cinq premiers mois de 2012: 900.000 euros (550.000 après charges et impôts)».

7.C'est Jacques Attali qui l'a présenté à Hollande

Encarté très jeune au PS, à 24 ans, il rencontre François Hollande en 2006. L'Express rapporte l'anecdote: «Jouyet l'encourage à travailler pour Hollande. Attali aussi, qui l'a présenté au futur président au cours d'un dîner, en 2007, et le choisit pour être rapporteur général adjoint (puis membre) de sa Commission pour la libération de la croissance française.» L'ancien conseiller de François Mitterrand (qui fait partie des cofondateurs de Slate.fr) dit de lui que des hommes d'une telle envergure, «on n'en voit pas un comme ça tous les dix ans».

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