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Spoiler: 80% de spectateurs ont déjà été spoilés

Repéré par Andréa Fradin, mis à jour le 27.08.2014 à 11 h 31

Repéré sur Tivo, Fastcocreate, Deadline

"Spoile-moi encore une fois..." |  Photo by Macall B. Polay/ HBO

"Spoile-moi encore une fois..." | Photo by Macall B. Polay/ HBO

Enfin une étude qui ose aborder le problème existentiel de ce siècle connecté: les spoilers. Ou, en français, le fait de découvrir à nos dépens un dénouement, un rebondissement inattendu, ou tout du moins qui aurait eu davantage de sel si on l'avait découvert durant le dit film/série/match (biffer la mention inutile). Comme, par exemple, [alerte spoiler!] la mort de [spoiler], trahi par [spoiler] dans le dernier épisode de [spoiler].

A en croire donc une enquête réalisée par la société américaine TiVo, qui fabrique des magnestocopes numériques permettant de regarder ses programmes préférés en direct ou en différé, le spoiler n'est pas un cas isolé, mais un fléau répandu! Près de 78% des quelques 14.673 participants à un sondage mené en juin 2014 annonçant ainsi «qu'un film, qu'une série ou qu'une rencontre sportive leur a été déjà été spoilé.»

Le problème est donc évident, mais la question important demeure, souligne Fastcocreate: «en a-t-on quelque chose à faire?»

Si ça ne vous turlupine pas plus que ça, ou que vous faites partie des quelques 17% ignorant les spoilers selon Fastcocreate, ou s'en fichant complètement, sachez que plus de 70% des sondés indiquent prendre des «précautions» afin d'éviter de se faire gâcher le plaisir, comme éviter les réseaux sociaux. Même si, contrairement à ce qu'on pourrait intuitivement penser, le spoiler ne s'enracine pas exclusivement dans les échanges d'infos sur Facebook, Twitter et compagnie. Ou en tout cas, pas uniquement: les participants indiquent ainsi qu'avant les médias sur Internet, ou Facebook, leur première source de spoilers sont leurs amis, connaissances et collègues!

De même, si l'âge d'or des séries a porté notre attention sur ce phénomène, il n'a pas attendu HBO pour se manifester. Et pour provoquer la fureur. Pour 23% des particpants au sondage, les pires spoilers ne sont pas en effet les révélations sur le rebondissement de telle ou telle série, ou sur la mort d'un personnage, parmi les plus courants, mais l'annonce du score d'un match.

Reste une autre question qui, là encore, obsède aujourd'hui tous les fans de Game of Thrones désireux de partager leur désarroi, ou leur joie -tout dépend du personnage trucidé-, à la fin d'un épisode: quand le spoiler devient-il socialement acceptable? Une heure après? Un jour après? Un an après?

Là encore, la question divise profondément les victimes de spoilers: quand 27,7% affirment qu'au moins une journée d'intervalle est nécessaire, écrit le site Deadline, près de 22,5% tout de même ne vous accordera même pas ce répit, et dégainera ses commentaires bien avant que les 24 heures soient écoulées. «Il n'y a pas que des gros connards», écrit Fastcocreate, dans la mesure où 22,7% assurent être partisans d'un silence de plus de deux jours. Avant de tout révéler.

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