Départs de Sylvia Pinel, Marylise Lebranchu et Fleur Pellerin: les disparus du quinquennat Hollande

AFP/Lionel Bonaventure.

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Entre le gouvernement Ayrault I de mai 2012 et le dernier remaniement du gouvernement Valls II, le pouvoir socialiste a perdu en route plus des deux tiers de ses ministres.

Cliquez sur l’infographie ci-dessous pour visualiser les causes de départ des ministres. Figurent en vert les ministres et secrétaires d’État partis lors du changement de gouvernement du 31 mars 2014, en rouge les ministres et secrétaires d’Etat partis lors du changement de gouvernement du 25 août 2014, en jaune ceux qui sont partis lors du remaniement du 11 février 2016 et en bleu les départs individuels.

Des trente-cinq ministres (y compris le premier d’entre eux) du gouvernement Ayrault I, formé après la victoire de François Hollande à la présidentielle de mai 2012, ils ne sont plus que dix à être membres du gouvernement Valls II après l'annonce, jeudi 11 février, du départ du gouvernement de Laurent Fabius, Sylvia Pinel, Marylise Lebranchu et Fleur Pellerin, et le retour de Jean-Marc Ayrault, nommé ministre des Affaires étrangères.

La démission de Jérôme Cahuzac en mars 2013, suite aux poursuites pour blanchiment de fraude fiscale qui pesaient sur lui, a inauguré la série de départs au sein de l’exécutif. Une autre défection individuelle lui avait succédé, celle de Delphine Batho, limogée le 2 juillet 2013 après un désaccord sur la politique budgétaire du gouvernement.

Le changement de gouvernement post-élections municipales du 31 mars 2014 a ensuite donné lieu à une vague de départs très importante, y compris celui de Jean-Marc Ayrault de Matignon. On se souvient notamment de la sortie des écologistes Cécile Duflot et Pascal Canfin du gouvernement, mais, parmi les poids lourds, Vincent Peillon et Pierre Moscovici n’avaient pas non plus été reconduits au sein de l’équipe de Manuel Valls. En juin 2014, le gouvernement avait été légèrement remanié avec le départ de Valérie Fourneyron pour cause de soucis de santé.

En août 2014, les déclarations à la Fête de la Rose d’un Arnaud Montebourg appelant à une «inflexion majeure de [la] politique économique» et à la recherche de «solutions alternatives» avaient déclenché une deuxième vague de départs avec pertes et fracas: ceux du ministre de l’Économie lui-même, de Benoît Hamon, d’Aurélie Filippetti et de Frédéric Cuvillier, qui avaient eux-mêmes annoncé qu’ils ne seraient pas dans le gouvernement Valls II. Le 27 janvier 2016, un autre départ majeur avait eu lieu avec la démission de Christiane Taubira, en désaccord avec le gouvernement sur la révision constitutionnelle.

L’infographie ci-dessous permet de visualiser les différentes vagues et causes de départs depuis juin 2012.

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