Science & santé

Les villes rendent les araignées plus grosses

Repéré par Andréa Fradin, mis à jour le 22.08.2014 à 11 h 27

Repéré sur New Scientist, IFL science

Nephila par  Donald Hobern  | FlickR licence cc by

Nephila par Donald Hobern | FlickR licence cc by

Voilà une nouvelle qui devrait ravir tous ceux, et ils sont nombreux, à qui la seule perspective de croiser des araignées provoque des sueurs froides. A en croire les travaux d'une scientifique australienne, les villes rendraient les charmantes bêtes bien plus grosses. 

New Scientist raconte ainsi comment Elizabeth Lowe, de l'université de Sydney, s'est rendue compte de cet impact inattendu de l'urbanisation sur les araignées, en étudiant plus de 200 femelles des espèces dite Nephila, a priori inoffensives, ajoute le site. Et le résultat est saisissant:

«Lowe explique que les araignées [issues] du bush du Parc national de Brisbane Water, au nord de Sydney, ont une masse moyenne de 0,5 grammes. Mais celles venant d'un parc de la ville, près de Bondi Beach, pèsent en moyenne 1,6 grammes.»

Un phénomène que la scientifique interprète comme la conséquence de «l'effet d'ilot thermique urbain», ou autrement dit le fait que les centres villes sont plus chauds que les alentours du fait du manque de végétation et des revêtements, précise le site I Fucking Love Science. Elizabeth Lowe ajoute qu'en raison notamment des néons, qui attirent les insectes, les araignées disposent en plus facilement de proies en centre ville.

Si ses recherches se limitent au périmètre australien, elle envisage que le phénomène soit observable partout dans le monde et sur d'autres espèces d'araignées, telles que les redoutables redbacks, espèce la plus dangereuse d'Australie.

Que les arachnophobes se rassurent néanmoins, on ne s'apprête pas à affronter un scénario de série Z avec en guest, des araignées géantes dévoreuses d'hommes. Comme nous l'expliquions récemment, ces bestioles (tout comme leurs petits potes les vers, les mouches, etc.) ne peuvent pas non plus devenir monstrueuses, du fait d'une subtile combinaison hormonale. Ouf!

Par ailleurs, le New Scientist précise qu'un excès de chaleur peut être fatal aux araignées. Comme l'explique ainsi Elizabeth Lowe:

«L'été dernier, l'été était très chaud et la plupart des araignées sont mortes à Sydney.»

Et s'il vous faut un dernier argument pour achever de vous convaincre que les araignées ne sont pas tant à craindre, la scientifique rappelle qu'elle sont en fait très utiles aux villes, dans la mesure où elles mangent les insectes, nourrissent les oiseaux et restent le plus souvent inoffensives!

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