Culture

L'album le plus étrange de 1964. Un homme qui raconte ses rêves pendant son sommeil

Temps de lecture : 2 min

En 1964, le courant musical psychédélique était déjà en marche avec les expérimentations des Beatles et de nombre de leurs compatriotes, qui tous tentaient de recréer les sensations produites par les drogues du même nom. S’il n’a pas de piste musicale, l’album déclamé The Dream World of Dion McGregor, ou «le monde rêvé de Dion McGregor», est selon Gizmodo l’album le plus bizarre produit cette année-là.

Il s’agit de l’enregistrement du flux de conscience de l'auteur Dion McGregor pendant son sommeil. «Il parle pendant son sommeil», lit-on d’ailleurs sur la pochette de l’album.

Et il rêvait beaucoup. Son colocataire, le compositeur Michael Barr, a enregistré durant sept ans ces songes commentés et le résultat est un monologue de 53 minutes et 20 secondes édité par le label Decca Records.

Comme le remarque le site Mental Floss qui a consacré un article à cette œuvre inclassable, le soliloque de McGregor peut être pris pour de la poésie surréaliste ou un sketch des Monty Python –dans un de ses rêves, une bataille a lieu dans laquelle la seule arme disponible est de la moutarde. L’album a fait un flop, ce qui ne l’a pas empêché d’avoir une suite en 1999, cinq ans après sa mort, Dion McGregor Dreams Again («Dion McGregor rêve à nouveau»), et encore une autre en 2004, grâce aux enregistrements d'origine. En juillet 2014, pour célébrer les cinquante ans de son premier album, un nouveau florilège de près d’une heure de rêves de McGregor est sorti.

Avec son colocataire, McGregor a écrit une chanson de Barbra Streisand, Where Is The Wonder, sortie sur un album de 1965. Ce fut son seul succès en tant qu'auteur.

Slate.fr

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