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Faut-il indiquer son niveau à World of Warcraft sur son CV pour décrocher un job?

logo de Wow via Wikipedia

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Dans la section de son CV consacrée aux loisirs, une Américaine de 43 ans qui postulait à un poste de directrice du marketing et de la communication dans un département des sciences de l’information d’une université a écrit qu’elle était une joueuse chevronnée à World of Warcraft (ou WOW), très populaire jeu de rôle multijoueurs en ligne.

Elle a expliqué qu’elle y avait géré des guildes, associations de joueurs pendant la partie, de 500 personnes et supervisé des raids de 10 à 40 joueurs pour mener à bien des tâches pendant plusieurs jours. Des compétences «qui s’appliquent directement au type de poste que je recherche», a-t-elle précisé: le management et la communication interpersonnelle.

Le Wall Street Journal (WSJ), qui raconte son histoire, écrit que de plus en plus de chercheurs d’emplois indiquent fièrement leurs compétences et leur rang dans WOW et autres MMORPG, que ce soit dans leur CV ou sur leur profil Linkedin: «certains joueurs affirment que les tâches du jeu ne sont pas si différentes des missions du travail moderne de bureau», explique le journal.

Michael Strage sur la Harvard Business Review note pour sa part que le golf ou les jeux de cartes comme le bridge et le poker sont depuis longtemps considérés comme des pratiques sociales intégrées au monde des affaires, et qu’il n’y a pas de raison pour que les jeux vidéo soient exclus de cette reconnaissance. Les personnes qui réussissent dans des environnements hautement compétitifs, analyse-t-il, doivent pouvoir naviguer dans des environnements virtuels hostiles. Or après tout, poursuit le WSJ, savoir collaborer avec des collègues qui travaillent aux quatre coins du monde sans jamais les avoir rencontrés, ce qui peut être le cas dans des multinationales comme IBM, ressemble aux compétences déployées dans ces jeux en ligne. Selon Dmitri Williams, chercheur interviewé par le WSJ, les joueurs compétents dans ces environnements sociaux en ligne ont souvent un bon sens de la stratégie et des aptitudes au team-building. 

Récemment, Stephen Gillett, ancien chef de l’information chez Starbucks et à présent dirigeant de Symantec, a expliqué dans la presse qu’il devait ses embauches au fait qu’il annonçait toujours son rang très élevé dans la hiérarchie de WOW

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