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Voici les histoires et reportages pour lesquels le journaliste James Foley a risqué, et perdu, sa vie

James Foley. Capture d'écran d'une vidéo du Global Post

James Foley. Capture d'écran d'une vidéo du Global Post

Pour des raisons techniques, toutes les vidéos de cet article se lancent à l'ouverture de la page. Vous pouvez les mettre sur pause et les regarder les unes après les autres.

Les djihadistes de l'Etat islamique ont mis en ligne mardi 19 août une vidéo montrant ce qu'ils affirment être la décapitation du photojournaliste indépendant américain James Wright Foley, qui était porté disparu depuis novembre 2012 après avoir été kidnappé par des hommes armés en Syrie.

Dans la vidéo explicite, Foley est forcé à lire une lettre encourageant les Américains à se soulever contre son «vrai meurtrier»«le gouvernement américain», ajoutant que les frappes aériennes contre l'Etat islamique ont «enfoncé le dernier clou dans son cerceuil».

L'Etat islamique menace d'exécuter Steven Sotloff, un autre journaliste indépendant porté disparu depuis août 2013 et qui a écrit pour de nombreux médias dont Time, Christian Science Monitor et Foreign Policy, en fonction de «la prochaine décision d'Obama» sur les frappes aériennes américaines contre le groupe extrémiste en Irak.

Foley, qui avait 40 ans, était un journaliste chevronné qui «rapportait les complexités des guerres au Moyen-Orient et en Afghanistan et qui racontait les histoires de ceux qui étaient affectés par celles-ci, humanisant et expliquant des sujets pour un public lointain» écrit le National Journal.

Pour rendre hommage à son travail, le magazine politique hebdomadaire de Washington a rassemblé une partie des documents et reportages pour lesquels Foley a risqué et perdu sa vie. Dans cette vidéo, il interroge des soldats américains sur la difficulté de combattre un ennemi tout en essayant de s'attirer la sympathie de la population en Afghanistan:

Foley avait déjà été capturé en Libye en 2011, où il avait passé plusieurs semaines en captivité qu'il avait racontées dans une série d'articles pour le Global Post intitulée «Au cœur de la Libye de Kadhafi». Il avait aussi décrit son expérience sur cette vidéo:

En 2012, il expliquait l'importance du journalisme de guerre à la BBC lors d'un évènement de collecte de fonds pour la famille d'un collègue tué en Libye. Ici, il évoque le travail de journaliste de guerre:

Foley écrivait aussi des articles, notamment pour le Global Post avec lequel il collaborait fréquemment. Dans celui-ci, il interrogeait des soldats qui se battaient pour la cause perdue de Mouammar Kadhafi en Libye, et écrivait:

«Les soldats loyalistes ayant fait défection ou ayant été capturés disent qu'il y a plusieurs facteurs qui motivent leurs anciens camarades, y compris l'espoir d'une récompense financière ou la peur d'une guerre civile. Mais la première raison pour continuer à se battre, disent-ils, est la peur des représailles.» 

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