Sciences

Rêver d'un échec à la veille d'un examen est plutôt une bonne chose

Temps de lecture : 2 min

 »Sweet dreams» par Nastasua Causse | Flickr CC License by.

Ne comprendre aucune question, voir le temps défiler sans être capable de bouger, arriver en retard, ne pas trouver la salle... Autant de scénarios cauchemardesques dont il nous est arrivé de rêver à la veille d'un examen important.

Mais que les étudiants se rassurent: se réveiller en panique au matin d'un concours n'est pas forcément une mauvaise chose. Ou un mauvais présage. Stress et sueur mis à part, rêver de notre échec à un examen peut en fait aboutir à de meilleurs résultats, à en croire les travaux de chercheurs de la Sorbonne et de l'hôpital de la Pitié-Salpétrière.

Dans une étude de 2013, tout juste publiée sur le site Science Direct et dans la revue Consciouness et Evolution, ces spécialistes du sommeil ont demandé à des étudiants en faculté de médecine s'ils avaient rêvé de leur concours à la veille de ce dernier. Plus de 60% des 719 personnes ayant répondu au questionnaire ont répondu par l'affirmative. Et 78% de ces rêveurs ont eu un sommeil agité, à base «de retard et d'oubli de questions», peut-on lire sur le site Science Direct.

Or, à en croire les chercheurs, ces rêveurs ont eu «de meilleurs performances à l'examen» que les autres. Et de conclure:

«Ces résultats suggèrent que l'anticipation négative d'un événement stressant dans les rêves est fréquente et que cette simulation apporte un gain cognitif.»

Si «la différence n'est pas énorme, elle existe», constatait le professeur Isabelle Arnulf, qui a contribué à l'étude, à l'occasion d'un congrès à Marseille en mars dernier, rapporte le site Passion Santé.

Une observation qui semble en tout cas aller dans le sens des théories qui associent le fait de rêver à une anticipation des situations qui nous paraissent menaçantes ou qui nous posent problème.

Dans un article de 2013 consacré aux théories censées expliquer le mécanisme du rêve, le site io9 expliquait ainsi que certains neurobiologistes pensent que «la fonction biologique du rêve est de simuler les événements menaçants et de répéter la perception de la menace, ainsi que la manière de l'éviter». D'autres chercheurs suggèrent encore que les rêves sont «une espèce de théâtre où nous sommes capables de résoudre des problèmes de manière plus efficace que quand nous sommes éveillés», poursuivait io9.

Malgré de nombreuses études, les rêves, et les raisons qui les motivent, restent néanmoins assez mystérieux, comme le confirme la Sleep Foundation sur son site. Et peuvent tout aussi bien être considérés comme de simples «pets de cerveau» par d'autres écoles de pensée, écrit encore io9.

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