Monde

Michael Brown a été touché par au moins six balles, dont deux à la tête

Repéré par Jean-Marie Pottier, mis à jour le 18.08.2014 à 9 h 35

Repéré sur The New York Times

Un panneau en hommage à Michael Brown à Ferguson (Missouri). REUTERS/Mario Anzuoni.

Un panneau en hommage à Michael Brown à Ferguson (Missouri). REUTERS/Mario Anzuoni.

Michael Brown, l'adolescent noir abattu le 9 août à Ferguson, dans le Missouri, a été touché par au moins six balles, dont deux dans la tête: c'est que révèle le New York Times, qui a publié, dimanche 17 août, les résultats préliminaires d'une autopsie pratiquée à la demande de la famille le jour même.

Les quatre autres balles ont été tirées dans son bras droit et toutes les balles ont été tirées de face. Aucune trace de poudre n'a été retrouvée sur le corps, ce qui, dans un premier temps, tendrait à indiquer que les coups de feu n'ont pas été tirés de près, mais le médecin n'a pas eu accès aux vêtements de Michael Brown, qui pourraient eux contenir des traces de poudre.

Un schéma de l'autopsie réalisée par le docteur Baden, publié par le New York Times.

L'autopsie a été dirigée par Michael M. Baden, un légiste de 80 ans qui a notamment supervisé les autopsies de John F. Kennedy et Martin Luther King. Le praticien a refusé de tirer des conclusions définitives sur le scénario du drame, expliquant au New York Times que «davantage d'informations» étaient nécessaires, mais a critiqué les autorités pour avoir mal communiqué:

«Les gens se demandent: combien de fois a-t-il été touché? Cette information aurait pu être dévoilée dès le premier jour.»

Benjamin L. Crump, l'un des avocats de la famille Brown, a lui déjà tiré des conclusions de l'opération:

«Nous voulons nous assurer que les gens comprennent de quoi il s'agit: d'un officier de police exécutant un jeune homme désarmé en plein jour.»

Le ministre de la Justice américain Eric Holder a déclaré dimanche que son ministère allait mener sa propre autopsie, en plus de celle demandée par la famille et de celle réalisée par la police locale, en raison de la dimension «exceptionnelle» prise par l'affaire.

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