Tech & internet

Le créateur des publicités pop-up s'excuse pour le mal qu'il nous a fait

Repéré par Lily Hay Newman, mis à jour le 16.08.2014 à 9 h 31

Repéré sur The Atlantic

aaAAAaaaaAhhHhHhHh!!/Pascale PirateChickan via Flickr license CC BY 2.0

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Nous avons souffert. Nous avons pleuré de désespoir. Nous avons abandonné et sommes allés nous coucher défaitistes. Nous connaissons l'indignation. Nous avons vécu l'Internet truffé de pop-up de la fin des années 1990 et du début des années 2000. Et cela nous a changés.

Mais entendre des excuses fait du bien.

Dans un texte publié sur The Atlantic, Ethan Zuckerman, le directeur du Center for Civic Media du MIT, fait un aveu spectaculaire:

«J'ai écrit le code pour lancer la fenêtre et passer une publicité dedans. Je suis désolé. Nous avions de bonnes intentions.»

Zuckerman détaille son passage à Tripod.com, une startup qui s'est perpétuellement et frénétiquement réinventée pendant la bulle Internet jusqu'à trouver une approche, la publicité, qui lui a permis d'attirer des fonds et de se faire racheter plus tard.

Quand Tripod et d'autres entreprises tâtonnaient pour trouver une manière de monétiser Internet, la publicité était un choix naturel mais pas inévitable, selon Zuckerman:

«J'en suis arrivé à croire que la publicité est le péché originel de l'Internet. L'état moribond de notre Internet est une conséquence directe, bien que non intentionnelle, d'avoir choisi la publicité comme modèle par défaut pour soutenir le contenu et les services en ligne.»

Zuckerman continue en soulignant les problèmes d'un Internet basé sur la publicité. Que vous soyez d'accord avec lui ou non, il est utile d'avoir quelqu'un qui fasse le travail de recherche pour organiser une thèse et l'expliquer. La publicité en ligne est un sujet tellement vaste que la plupart des utilisateurs préfèrent l'ignorer plutôt que de s'en saisir, même si cela signifie faire des concessions sur la vie privée et voir des publicités ciblées tous les jours.

Zuckerman écrit:

«Il n'y a pas une seule "bonne réponse" à la question de savoir comment nous payons pour l'outil qui nous permet de partager du savoir, des opinions, des idées et des photos de chats mignons [...]. Mais 20 ans après la naissance de l'Internet soutenu par la publicité, on peut voir que notre modèle actuel est mauvais, cassé et corrosif.»

Grâce aux bloqueurs de pop-up créés par des entreprises comme Netscape, surfer sur Internet ne produit plus le même volume abrutissant de fenêtres qu'avant. Et nous pensions sans doute tous être passés à autre chose depuis des années. Mais la cicatrice émotionnelle est toujours là. Maintenant que nous avons les excuses de Zuckerman, la vraie guérison peut commencer. 

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